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		<title>Drôle de rencontre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[fr. Dominique-Benoit JEAN-LUC, op]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 13:44:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2026]]></category>
		<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Homélies]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Dans quelques jours, lors de la Passion, Jésus sera mis en face de Barabbas. La Parole de Dieu nous donne assez peu d’informations à son sujet mais nous nous le représentons assez facilement. Si vous avez vu le film La Passion du Christ réalisé par Mel Gibson, on voit les soldats escorter Barabbas qui n’a plus rien à perdre. Il sait qu’il est condamné à mort alors il en rajoute : il fait des grimaces, il tente de faire peur aux personnes de la foule,&#8230; Il devient l’image du criminel endurci.</p>
<p>Et lorsqu’il est mis en présence de Jésus, le contraste apparaît encore plus nettement : lorsque la foule crie son nom pour le faire libérer, il jette un regard vers le Christ au corps torturé et au visage méconnaissable à cause des coups. Il comprend alors qu’il n’a pas été choisi pour lui-même, mais parce que la foule a plus de haine encore contre celui qui est le Juste.</p>
<p>Dans les évangiles, Jésus se retrouve souvent face à des personnes qui deviennent comme des personnages types. Ces divers face-à-face mettent, finalement, le Fils de Dieu devant l’humanité toute entière : chacun peut se reconnaître dans une de ces figures qui croisent le Sauveur.</p>
<p>Aujourd’hui Jésus rencontre la Samaritaine. Elle n’a pas de prénom, elle est déjà une figure.<br />Il arrive au puits avant elle et il l’attend !<br />Elle vient puiser de l’eau &#8211; il lui demande à boire.<br />C’est un homme juif, c’est une femme samaritaine : ils ne sont doublement pas censés se parler.</p>
<p>Mais si Jésus entame la discussion, c’est pour conduire cette femme sur un chemin auquel elle ne s’attend pas !</p>
<p>Elle met en avant son identité de femme samaritaine qui rend la demande de Jésus déroutante. Mais, sans doute, même les Samaritains de sa propre ville ne voudraient pas boire de l’eau qu’elle pourrait leur donner, elle vient, en effet, à une heure où personne ne puise de l’eau. Car elle est mise au ban de sa propre communauté.</p>
<p>Jésus désire de l’eau mais il révèle immédiatement qu’il peut, lui, donner de l’eau d’un autre type. Cette eau vive qui désaltère une fois pour toute et qui sera source vivifiante.</p>
<p>Alors, la Samaritaine répond du tac au tac : il lui serait bien pratique de ne plus avoir à faire des allers-retours jusqu’au puits. Alors elle lui demande de son eau.</p>
<p>Peut être que la Samaritaine n’a pas pris Jésus au sérieux. Alors il change de sujet : son mari !<br />Elle est bien obligée d’admettre qu’elle n’a pas d’époux et Jésus en profite pour lui montrer qu’il la connaît plus qu’elle ne le pense !</p>
<p>Elle a eu cinq maris, et l’homme avec qui elle vit actuellement n’est pas son époux.</p>
<p>On voit que la révélation a frappé juste : si Jésus a connaissance de cela, c’est qu’il est un prophète alors la conversation dévie vers la question du Temple de Jérusalem et du Temple du Mont Garizim, le sujet de division entre juifs et samaritains.</p>
<p>Jésus alors lui révèle les choses à venir, où chacun pourra prier Dieu en esprit et en vérité.<br />Mais, le Messie doit venir lui réplique la femme.</p>
<p>Révélation ultime, Jésus annonce qu’il est ce Messie tant attendu.</p>
<p>La Samaritaine va alors, telle Marie-Madeleine, aller annoncer cette nouvelle dans sa ville..<br />Sans doute, comme Marie-Madeleine, on va se méfier des paroles d’une femme au passé peu recommandable.<br />Mais la machine est lancée et la Bonne Nouvelle de la venue du Messie va produire son effet !</p>
<p>Pour cette annonce, Dieu a utilisé cette femme pécheresse. Il s’est abaissé jusqu’à elle, cette femme écartée de tous. Il va même lui faire l’honneur de lui demander quelque chose, à elle que tout le monde fuit !</p>
<p>Dans ce dialogue qui devient prédication personnelle, il va révéler son identité et lui faire comprendre que c’est bien elle qu’il a choisie pour aller annoncer la venue messianique et le commencement des temps nouveaux.</p>
<p>Contrairement à d’autres passages évangéliques, Jésus ne va pas lui dire « va et ne pèche plus ». Le texte nous la présente courant de joie, abandonnant sa cruche et l’on comprend que sa vie a maintenant basculée. Elle a commencé à reconnaître sa faute et Jésus a pris les devants pour terminer son aveu à sa place.</p>
<p>Il veut qu’elle reçoive de cette eau qui donne la vie, qui purifie et d’où jaillit la grâce.</p>
<p>En effet, qui voudrait vivre si c’est pour vivre une vie de rejet ?!<br />Jésus, lui, ne la rejette pas. Car Il veut que, tous, nous vivions et que nous vivions dans la joie et les chants !<br />Oui, quand on sait que l’on est aimé par Dieu, alors la vie prend une saveur au goût éternel !</p>
<p>Alors ne soyons pas comme le peuple au désert qui reçoit l’eau qui donne la vie mais qui a le cœur dur et ne veut pas recevoir l’amour de Dieu.</p>
<p>Rappelons-nous que, dans ce passage, s’accomplit tout le sens de l’Incarnation : venir pour les pécheurs et les malades. Ce sont les prostituées et les publicains qui, touchés par l’eau de la grâce, nous précédent dans le royaume de Dieu.</p>
<p>Seigneur, aide nous à reconnaître nos infidélités, nos misères et à recevoir ton pardon et ton amour. Amen</p></div>
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		<title>Contemplation et compassion</title>
		<link>https://marseille.dominicains.com/publications/2026/contemplation-et-compassion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[fr. Joseph-Marie CAPRASSE, op]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 11:40:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2026]]></category>
		<category><![CDATA[Homélies]]></category>
		<category><![CDATA[Temps Ordinaire]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Chers Frères et Sœurs, <br />Deux mots-clés pour aujourd’hui : contemplation et compassion.</p>
<p>Le Christ qui se présente comme lumière du monde (Jn 8, 12) nous demande à notre tour d’être « sel de la terre et lumière du monde ». Comment cela est-il possible ?</p>
<p>Pour parler de cette mission exigeante les Pères de l’église ont utilisé l’image de la lune. Le sol de la lune est recouvert de poussières et de cratères. Mais ce globe poussiéreux au relief accidenté, s’il se met dans le bon alignement avec le soleil est capable d’en refléter la lumière.</p>
<p>De même pour l’homme. Comme la lune, nous sommes fait de poussière. L’imposition des cendres dans quelques jours nous le rappellera : « souviens toi que tu es poussière et que tu retournera en poussière». Mais cette poussière si elle est exposée à la lumière du Christ peut comme un miroir refléter cette lumière.</p>
<p>Malgré tous les malgré qui ont accompagné l’histoire de l’église, malgré les faiblesses voire les trahisons de certains de ses enfants, la lumière du Christ demeure dans l’ Église, dans ses sacrements, dans la parole de Dieu, dans ses saints. Dieu demeure dans son Église, car il n’est pas de passage le temps d’une visite amicale, il est l’époux de l’Église qui demeure toujours avec elle dans une alliance éternelle.</p>
<p>L’Église donc chaque chrétien en particulier est appelé à refléter cette lumière du Christ. Pour cela, le chrétien a besoin avant tout de rechercher cette lumière dans la contemplation du Christ. Sans vie contemplative, le chrétien qui vit dans le monde au lieu d’apporter dans son milieu quelque reflet de la lumière du Christ sera simplement mondain. Il n’évangélisera pas mais il sera mondanisé.</p>
<p>Cette contemplation nécessaire pour que le sel garde sa force était un message clé de la lettre de Jean Paul II pour l’église au début du troisième millénaire. <br />Il écrivait :</p>
<p>Dans la cause du Royaume, il n’y a pas de temps pour regarder en arrière et encore moins pour s’abandonner à la paresse. (. . . ) Il importe toutefois que ce que nous proposerons, avec l’aide de Dieu, soit profondément enraciné dans la contemplation et dans la prière. Notre époque est une époque de mouvement continuel, qui va souvent jusqu’à l’activisme, risquant facilement de « faire pour faire ».Il nous faut résister à cette tentation, en cherchant à être avant de faire.</p>
<p>Et un peu plus loin, il continuait :</p>
<p>Notre témoignage se trouverait appauvri d’une manière inacceptable si nous ne nous mettions pas d’abord nous-mêmes à contempler le visage du Christ.</p>
<p>Cette contemplation du Christ, à travers les écritures, mais aussi à travers l’adoration de son visage eucharistique va de paire avec la compassion dont il est question dans la première lecture. La contemplation nous fait sortir de la logique de l’activisme pour nous rendre capable de nous arrêter. Nous arrêter pour capter la lumière du Christ. Cette capacité à s’arrêter, comme nous le faisons maintenant, rejoint la compassion qui demande de s’arrêter fraternellement auprès des personnes qui souffrent, en particulier des personnes âgées et malades ou qui arrivent à la fin de leur vie sur terre. Comme la contemplation, chaque acte de compassion en faveur de la vie renforce en celui qui l’accomplit la ressemblance avec le Seigneur. Nous pouvons alors nous arrêter aussi pour contempler avec admiration le personnel soignant qui se met au service de la vie humaine naissante, malade, ou finissante. Personnel dont la liberté de conscience se trouve une fois de plus mise à l’épreuve par un projet de loi qui voudrait imposer à tout établissement de soins d’accéder aux demandes d’euthanasie des personnes éligibles. Liberté de conscience menacée également pour les pharmaciens qui pourraient être obligés de délivrer le produit létal, c’est à dire qui donne la mort.</p>
<p>Peut-être que face à un tel projet de loi qui poussera les personnes éligibles vers la question de l’euthanasie et qui forcera les consciences des chefs d’établissements concernés et des pharmaciens, peut-être que face à ces maux, la contemplation et la compassion appellent une troisième attitude, une attitude que l’on retrouve aussi chez le Christ : la colère.</p></div>
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			</item>
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		<title>Vous voulez partir vous aussi ?</title>
		<link>https://marseille.dominicains.com/publications/2024/vous-voulez-partir-vous-aussi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[fr. Denis BISSUEL, op]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Aug 2024 14:44:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2024]]></category>
		<category><![CDATA[Homélies]]></category>
		<category><![CDATA[Temps Ordinaire]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Que s’est-il donc passé ? Qu’est-ce que Jésus a bien pu leur dire qui ne passe pas ?</p>
<p> Depuis quelques dimanches nous entendons par morceaux le long chapitre 6 de Saint Jean dans lequel il est question de manger, de nourriture, de pain, une réalité ô combien basique et importante dans nos existences, qui occupe une partie de nos journées et qui est, avec la météo, un sujet favori de nos conversations : la nourriture !</p>
<p>L’Ecriture en parle du début à la fin : le Seigneur est un Dieu nourricier qui nous invite à manger, et qui nous donne à manger : de sa première parole à l’Adam des origines, &#8211;<em>Tu peux manger de tous les arbres du jardin-</em> en passant par l’évocation de ce pays <em>où coulent le lait et le miel, </em>jusqu’au rassemblement joyeux des invités au repas des noces de l’Agneau.</p>
<p>Tout a commencé quand Jésus a nourri une foule immense avec 5 pains qu’il a bénis, partagés, distribués en surabondance. On le prit aussitôt pour un surhomme, un roi tout puissant qui pouvait satisfaire nos appétits et nos désirs à volonté. Mais Jésus s’enfuit, il y a méprise. Jésus veut nous révéler une autre réalité, nous parler d’une nourriture qui ne se perd pas : le pain venu du ciel qui donne la vie au monde. Ce n’est pas comme la manne du désert que les pères ont mangé, eux ils sont morts, c’est une nourriture qui demeure en vie éternelle.</p>
<p>Et voilà que Jésus prétend être lui-même cette nourriture : <em>Je suis le pain vivant descendu du ciel. Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle. le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde. </em>C’est pour le moins difficile à comprendre, c’est dur à avaler. Alors autour de Jésus, dans le rang de ses proches, on s’agite, on murmure, on récrimine, on se divise.</p>
<p>Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger ? Comment ce Jésus dont nous connaissons bien le père et la mère peut-il se prétendre Verbe, Pain, Manne descendu du ciel ? Comment est-il allé jusqu’à livrer son corps, sa chair pour la vie de monde ? Et qui donc serait Dieu s’il laissait mourir son envoyé ? Qui peut entendre de telles paroles irrecevables pour beaucoup, voire scandaleuses ?</p>
<p><em>Prenez et mangez. Ceci est mon corps, ma chair, mon sang pour la vie du monde. </em></p>
<p>Jésus donne et en donnant il se donne réellement dans cette nourriture offerte, partagée, mangée et reçue dans la foi, qui transforme notre vie pour qu’elle devienne fraternelle, sacramentelle. La foi est cette manducation, cette lente rumination du Messie crucifié donnant sa vie par amour pour le monde, elle est communion à l’amour, aux souffrances, au don total du Christ. L’Eucharistie est cette grande expérience, éprouvée jusque dans notre chair, du vrai pain, consistant, résistant, devenant réelle communion, Corps du Christ ressuscité. « Croire en lui, c’est manger le pain vivant. Qui croit mange , dit St Augustin.». Et <em>celui qui mange, </em>dit Jésus,<em> je le ressusciterai au dernier jour</em>. Il est grand le mystère de l’Eucharistie ! Il est grand la mystère de la foi !</p>
<p>On peut s’être réunis autour de Jésus, l’avoir entendu proclamer la venue du Royaume, on peut l’avoir suivi à pieds ou en bateau, cela ne suffit pas pour croire. Pour entrer plus avant dans le Mystère, il faut nous laisser instruire, nourrir, attirer par la Seigneur. Venir à lui, prendre, recevoir dans nos mains ouvertes la Parole et le Pain, manger réellement, boire à pleine coupe.</p>
<p>Ayant entendu tout cela, les disciples sont troublés dans leur foi. Il va falloir maintenant choisir, l’heure de la décision a sonné ; ce qui tombe bien en ce temps de rentrée. Comme les premiers arrivants en Terre Promise au temps de Josué, sommés de choisir une bonne fois qui ils voulaient suivre et servir. Au fond, qui voulons-nous suivre et servir ? Sommes-nous prêts à recevoir dans la foi, au plus profond de nous-mêmes ce que le Seigneur nous offre à manger,  ou allons-nous dévorer ce que nous convoitons, comme au temps des origines ?</p>
<p>Questions cruciales s’il en est. Les disciples sont au pied du mur, et Jésus face à la liberté humaine qui se dérobe. <em>Beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de marcher avec lui. </em>Jésus assiste impuissant à l’abandon d’un grand nombre, il affrontera le fait odieux de la trahison d’un ami. Il lui faudra encore aller au-devant de l’hostilité, du mépris et de la haine. Et il en restera bien peu avec lui au pied de la croix. C’est devenu trop dur.</p>
<p>Alors nous aussi nous sommes libres, nous pouvons partir, ostensiblement ou sur la pointe des pieds. Mais pour aller où ?</p>
<p>Pierre a choisi. Certes le sens plénier des paroles de Jésus lui échappe encore, mais sa confiance se risque sur l’essentiel : le message de Jésus est porteur de vie éternelle. Ses paroles sont Esprit et Vie, Esprit de vie, Esprit vivifiant.</p>
<p>Ouvrir l’oreille, ouvrir la bouche. Accueillir la Parole et le Pain qui ne font qu’un en Jésus-Christ, est nourriture pour la vie et le bonheur.</p>
<p>Notre Père qui es aux cieux, ne nous laisse pas entrer dans la tentation de partir nous aussi, c’est parfois si tentant d’aller voir ailleurs. Mais <em>à qui irions-nous Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle.  </em> Nous n’avons pas tout compris mais <em>nous croyons et nous savons que tu es le Saint de Dieu. C’est toi et toi seul que nous voulons suivre et servir. </em></p>
<p>Amen !</p></div>
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		<title>Fête du Saint-Sacrement</title>
		<link>https://marseille.dominicains.com/publications/2024/fete-du-saint-sacrement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[fr. Clément BINACHON, op]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jun 2024 15:56:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2024]]></category>
		<category><![CDATA[Fête-Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Homélies]]></category>
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					<h3 class="entry-title">Fête du Saint-Sacrement</h3>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Le 11 juillet 2008 à 17h45, sœur Bernadette Moriau est devant le Saint-Sacrement dans la petite chapelle du couvent des sœurs franciscaines de Bresles dans l’Oise… Elle revient du pèlerinage de son diocèse à Lourdes. C’est son médecin traitant qui lui avait conseillé d’y aller. Elle souffre depuis 1966 d’une atteinte pluriradiculaire de la moelle épinière, une maladie plus communément appelée syndrome de la queue de cheval.  Diagnostiquée quand elle avait 27 ans, la maladie n’a cessé de s’aggraver. En 2008, sr Bernadette ne peut plus marcher, elle vit sous morphine. Seul un corset lui permet de se tenir droite tandis qu’une minerve lui maintient la tête et qu’un neurostimulateur soulage ses douleurs lombosciatiques. Elle n’espère aucune guérison. D’ailleurs, lors de la procession eucharistique des malades la semaine précédente à Lourdes, elle n’a même pas demandé au Seigneur d’être guérie. Elle a eu la certitude de la présence de Jésus lors du passage du Saint-Sacrement au milieu des brancards.Mais lorsque qu’il était auprès d’elle, elle n’a rien demandé pour elle-même. Elle a simplement renouvelé sa consécration à Jésus. Elle lui a offert sa maladie et lui a demandé de guérir ses frères et sœurs malades. C’était il y quelques jours à Lourdes au milieu de milliers de pèlerins mais ce soir du 11 juillet, elle est seule, face au Saint-Sacrement, dans leur petite chapelle. Et elle prie.</p>
<p>A 17h45 précise, elle sent une détente de son corps et une douce chaleur se répandre dans tous ses membres à partir de son cœur. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive, et décide de terminer son temps d’adoration.Elle revient ensuite dans sa chambre.Et là,elle entend une voix lui dire: « <em>enlève tes appareils</em> » Dans un acte de foi, toute tremblante, elle s’exécute. Elle retire la pompe à morphine, le corset, la minerve, le neurostimulateur, elle enlève tout. Elle découvre stupéfaite que son pied tordu depuis des années s’est redressé. Toutes les incessantes douleurs qui l’assaillent depuis des années ont disparu.Elle se lève et va voir sa voisine de 88 ans, sr Marie-Albertine. Elle lui dit « <em>Regarde ce qui m’arrive</em> ! »Elles pleurent et prient et rendent grâce.</p>
<p>Ce soir-là, devant le Saint-Sacrement, tous les symptômes de sa maladie incurable ont disparu d’un seul coup. Et ils ne reviendront pas. Des dizaines de médecins et de spécialistes éplucheront son cas pendant 10 ans pour conclure finalement que la guérison de Mme Bernadette Moriau le 11 juillet 2008 est absolument inexplicable d’un point de vue scientifique. Et le 11 février 2018, 10 ans plus tard, l’Église la proclame officiellement 70<sup>e</sup> miraculée de Lourdes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors, c’est vrai, il ne s’agit pas d’un miracle eucharistique au sens strict du mot, c’est-à-dire la transformation physique de l’hostie consacrée en chair humaine et du vin consacré en sang, mais il me semble toutefois que cette guérison miraculeuse devant le Saint-Sacrement nous éclaire sur quelques aspects essentiels du merveilleux mystère de l’Eucharistie que nous célébrons aujourd’hui.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le premier aspect est une évidence – mais cela ne doit pas nous interdire de la rappeler inlassablement car si l’évidence est facile à dire, elle n’est pas nécessairement facile à croire. Cette évidence c’est que le Seigneur Jésus est <em>réellement présent</em> dans l’eucharistie. Et pour nous aider à croire en cette présence, on pourrait dire que l’Église a défini un dogme et Dieu a fait des miracles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’Église a choisi un mot spécial pour désigner cette présence si particulière de Jésus dans le Pain et le Vin : la transsubstantiation. Il est donc de foi catholique que dans le Pain et le Vin consacrés à la messe, le Corps et le Sang du Christ sont substantiellement présents. La réalité physico-chimique du pain et du vin ne change pas, vous l’avez remarqué, mais leur substance, leur être profond, se transforme en Corps et en Sang de Jésus. Or, vous le savez aussi, les dogmes ne sont pas définis pour mettre un point final à la réflexion ou pour interdire à notre intelligence de s’exercer. Non, ils sont là pour indiquer la bonne direction aux croyants, pour nous montrer dans quel sens nous pouvons approfondir sans crainte notre recherche de la vérité. En fait, les dogmes interdisent les solutions de facilités ou les réponses toutes faites. Ainsi, le dogme de la transsubstantiation interdit la solution de facilité qui aurait été d’affirmer que l’eucharistie n’est qu’un symbole. Ce dogme nous empêche de croire que Jésus, quand il a dit à ces disciples : « <em>ceci est mon corps livré pour vous</em> », voulait dire: « <em>ceci représente mon corps, ce pain est un symbole de mon amour</em> ». C’est sûr, si l’eucharistie n’était qu’un simple symbole, ça serait plus simple à croire. Précisément, le dogme nous interdit cette solution de facilité car ce serait trahir le Seigneur, rompre avec la Tradition et passer à côté du mystère. Non, le dogme nous oblige à prendre au sérieux la déclaration de Jésus. Il nous maintient face au mystère : Jésus est vraiment, substantiellement présent dans ce pain et ce vin. Et si le dogme nous maintient face au mystère, Dieu, dans sa providence, a opéré quelques miracles pour nous aider à entrer dedans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Bx Carlo Acutis en a recensé une centaine. Il y a eu une centaine de miracles eucharistiques dans l’histoire de l’Église, c’est-à-dire une centaine de messes où le pain est devenu de la chair humaine et le vin est devenu du sang…. sachant qu’on célèbre plusieurs dizaine de millions de messes par an… autant dire que les miracles sont statistiquement plutôt rares ! Mais tout de même, ce n’est pas rien. Si vous avez la chance de faire un pèlerinage à Lanciano en Italie vous pourrez voir de vos yeux le morceau de myocarde, c’est-à-dire de cœur humain, apparu miraculeusement lors d’une messe au 8<sup>e</sup> siècle célébrée dans cette ville par un moine basilien. C’est le miracle le plus connu mais il y en a bien d’autre, comme celui de Bolsena qui a probablement poussé le Pape Urbain IV à instituer la fête que nous célébrons en 1264. A toutes les époques et sous toutes les latitudes, le Seigneur a donné à ses fils les signes dont ils avaient besoin pour croire. Dieu n’est pas avare en signes et en miracles. En réalité, comme le disait le philosophe Blaise Pascal, <em>[il a] tempéré sa connaissance en sorte qu’il a donné des marques de soi visibles à ceux qui le cherchent et non à ceux qui ne le cherchent pas. Il y a assez de lumière pour ceux qui ne désirent que de voir et assez d’obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire.</em> Autrement dit la providence nous fournit suffisamment de miracles pourquoi croire que Jésus est présent dans l’eucharistie, mais ces miracles sont suffisamment discrets pour n’être décisifs que pour les âmes qui cherchent et qui désirent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est pourquoi on peut dire que croire en la présence de Jésus dans l’eucharistie, c’est bien… mais… c’est s’arrêter à la moitié du chemin. Car Dieu ne se rend pas présent juste pour être <em>localisé</em> dans un endroit. Jésus n’a pas institué le sacrement de l’eucharistie, pour le plaisir de se reposer dans nos tabernacles. Dieu n’a pas donné un tel trésor à son peuple pour éprouver sa foi… mais pour attiser sa charité. Dieu ne veut pas être simplement <em>cru</em> dans l’eucharistie, il veut être <em>aimé</em>. Dieu ne veut pas simplement être <em>vu,</em> il veut être <em>mangé</em>. C’est pour s’unir à nous, pour nous communiquer sa grâce, pour nous faire partager sa vie que Jésus a institué l’eucharistie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La liturgie le chante, nos prières le proclament : Dieu se fait nourriture et boisson car il veut nous nourrir et nous abreuver. Il ne s’agit donc plus seulement de <em>croire</em> mais <em>d’expérimenter</em>. Il ne s’agit pas seulement <em>d’affirmer</em> la présence de Jésus dans l’eucharistie, il s’agit d’en <em>vivre</em>… c’est-à-dire d’être nourris par elle, fortifiés par elle, guéris par elle, transformés par elle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est cela que nous rappelle la guérison miraculeuse de sœur Bernadette devant le Saint-Sacrement. L’eucharistie vise à nous guérir, à nous transformer, à nous sanctifier. Certes, c’est rarement d’une manière aussi spectaculaire mais c’est toujours dans le même but : le Seigneur nous accueille tels que nous sommes mais son eucharistie nous transforme tel qu’Il nous veut.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors, frères et sœurs, ouvrons lui tout grands nos cœurs.</p>
<p>Accueillons le Seigneur qui se donne à nous.</p>
<p>Et réjouissons-nous,</p>
<p>Car il n’y a aucun dieu, qui se fasse aussi proche ! Ainsi soit-il !</p></div>
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		<title>Trois bonnes nouvelles</title>
		<link>https://marseille.dominicains.com/publications/2024/trois-bonnes-nouvelles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[fr. Antoine ODENDALL, op]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 May 2024 14:03:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2024]]></category>
		<category><![CDATA[Homélies]]></category>
		<category><![CDATA[Temps Pascal]]></category>
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					<h3 class="entry-title">Trois bonnes nouvelles</h3>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Avant de regarder les textes de ce dimanche j’étais un peu inquiet. En effet la dernière fois que j’ai préparé une prédication du dimanche, les textes étaient petit peu difficile. La bonne nouvelle était comme parsemée de mauvaises nouvelles, il fallait prêcher sur l’enfer et la damnation.</p>
<p>Mais en regardant les textes d’aujourd’hui, Ô fortune ! Que des bonnes nouvelles. J’en ai recensé 19. Je vous propose, si ça ne vous dérange pas trop, de n’en garder que trois.</p>
<p>Première bonne nouvelle : le seigneur nous appelle ses amis. Si le mots amis se limite à la définition de vos enfants «  Un ami c’est  quelqu’un qui est sympa avec moi » ou « avec lequel je fais des trucs bien », la nouvelle n’est pas si bonne que cela.</p>
<p>En Effet, Dieu n’est pas sympa… Dieu nous aime.</p>
<p>Ils ne regarde pas le bien qu’il tire de nos échanges avec Lui, il ne compte pas les moment où l’on s’intéresse à lui, mais il s’attache à nous, à ses créature de tout son être, il veut nous perfectionner sans cesse il veut nous réjouir de sa présence, il est prêt à tout nous pardonner pour venir demeurer en nousen nous combler de sa joie.</p>
<p>Jésus nous appelle ses amis : il fait de nous ses amis. Jésus ne constate pas son amitié avec nous. Il ne dit pas : chic alors, vous êtes mes amis ! Cette parole de Jésus est comme une nouvelle création, qui nous rappelle les premières pages de la Genèse. En son Verbe, Dieu a dit, « que la lumière soit », et la lumière fut. Aujourd’hui le Verbe de Dieu dit : « je vous appelle mes amis »,  et l’amitié fut.</p>
<p>Il fallait une recréation pour devenir ami de Dieu. Depuis le péché d’Adam, l’humanité déchue était trop difforme, trop abîmée par le péché et la mort. C’est par le don de sa grâce que nous devenons aimables aux yeux de Dieu.</p>
<p>Ainsi cette bonne nouvelle de l’amour de Dieu pour nous est indissociable du don de son Esprit</p>
<p>Sans l’esprit saint pour nous rendre aimable, Dieu ne pourrait jamais nous aimer. Dieu n’aime que ce qui est bon, et le péché d’Adam nous avait rendu mauvais. Par le baptême d’eau et d’esprit Dieu lave ce péché et nous rend à nouveau aimables. Alors il peut faire en nous sa demeure, et il peut nous laisser demeurer en lui. Alors il peut répandre en nous son amour et sa joie.</p>
<p>Deuxième bonne nouvelle : Jésus nous aime non pas de n’importe quel amour, mais de l’amour dont le Père l’aime, et dont il aime le Père.Je pense que vous le saviez avant d’arriver, mais Saint-Jean vous l’a dit quand même aujourd’hui: « Dieu est amour ». Cela paraît évident nous le répétons sans cesse, mais je vous mets au défi de m’expliquer ce que cela veut dire…</p>
<p>En effet, l’amour c’est quelque chose. Alors que Dieu c’est quelqu’un. Roméo aime Juliette. Mais Roméo n’est pas amour et Juliette non plus. L’amour c’est ce qu’il y a entre Roméo et Juliette. L’amour est donc quelque chose entre deux personnes. Or Dieu est unique. Dieu <em>a </em>de l’amour pour sa créature, ça ça va… mais comment comprendre que Dieu <em>est</em> amour.</p>
<p>Avant la création,  Dieu est tout seul. Avant de créer, il est déjà amour. Il l’a toujours été, ça ne l’a pas pris comme ça, un matin…</p>
<p>Si Dieu est amour il faut qu’il y ait en Dieu quelqu’un qui aime ;  quelqu’un qui est Aimé ; et de l’amour qui les joint.</p>
<p>Jésus nous révèle l’identité de ces personnes :  le Père qui se donne entièrement sans rien garder pour lui-même dans le parfait exemple de l’amour. Le Fils, parfaite effigie de sa substance, qui se reçoit entièrement du père et lui répond par son amour. L’engendrement du Fils étant éternel, il y a en Dieu une circonvolution éternelle d’amour du Père vers le Fils et du Fils vers le Père. Il y a entre eux un amour parfait, suprême, qui est La Source même  de l’amour : la personne de l’Esprit Saint.</p>
<p>Comme le Père m’a aimé moi aussi je vous aimé. L’amour que le père a pour moi c’est la personne de l’Esprit Saint. L’amour que je donne à mes amis n’est pas en dessous de cela. En vous appelant mes amis je vous crée et vous rend aimables à Dieu. En vous aimant de l’amour dont il m’aime j’affermis en vous le don de l’Esprit qui procède du Père et du Fils.</p>
<p>Notre deuxième bonne nouvelle, là encore nous donne de contempler l’Esprit.</p>
<p>Troisième bonne nouvelle : Jésus met sa joie en nous et veut que cette joie soit parfaite. Cette joie n’est la joie de l’enfant Jésus qui a réussi à faire son premier tabouret de bois et le montre à son papa. Ou la joie de l’adolescent Jésus qui a battu son ami Shlomo au concours d’hébreux de la yeshiva de Nazareth. Dans son humanité Jésus a sans doute éprouvé beaucoup de joie telles que celles-là. Mais la joie dont il parle ici et plus élaboré. Elle est celle qui existe en Dieu depuis toute éternité.</p>
<p>La joie de Dieu n’est pas un état émotionnel, mais plutôt une caractéristique intrinsèque de la nature même de Dieu  Trinité. Elle réside dans l’amour parfait et éternel qui existe entre les trois personnes divines, communion d’amour absolue, où chaque personne de la Trinité se donne entièrement à l’autre dans un acte d’amour parfait et désintéressé. C’est une joie éternelle et ineffable qui émane de la plénitude de l’amour divin qui existe entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et c’est cette joie que le Fils nous donne.</p>
<p>La joie de Dieu est comme une fontaine intarissable de vie et d’allégresse, remplissant chaque instant de grâce et de beauté. La joie de Dieu, c’est son être même, qui se dit et se répand en toute chose. C’est la même vie qui réjouit le Père et le Fils depuis toute éternité, et qui nous est donnée pour que notre joie soit parfaite.</p></div>
			</div><div class="et_pb_module et_pb_image et_pb_image_9 et_pb_image_sticky">
				
				
				
				
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			</div></p>
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		<item>
		<title>Prenez et mangez</title>
		<link>https://marseille.dominicains.com/publications/2023/prenez-et-mangez/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[fr. Denis BISSUEL, op]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jun 2023 15:41:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2023]]></category>
		<category><![CDATA[Fête-Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Homélies]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><em>Souviens-toi,</em> répétera Moïse avec insistance au peuple bien-aimé de Dieu, <em>souviens-toi, n’oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant 40 ans dans le désert. </em>C’est le Seigneur ton Dieu qui t’a donné, jour après jour et pendant 40 ans, la nourriture dont tu avais besoin pour supporter la fatigue et endurer les épreuves. <em>C’est le Seigneur ton Dieu qui t’a donné la manne, cette nourriture inconnue de tes pères.</em></p>
<p>Les fils d’Israël, en fait de nourriture, avaient sous les yeux <em>une fine croûte,</em> <em>quelque chose de fin comme du givre sur le sol.</em> Ils se demandaient :<em> Qu’est-ce que c’est ? Mann hou ?</em> &#8211; <em>C’est le pain venu du ciel,</em> leur répondit Moïse<em>, le pain que le Seigneur vous donne à manger.</em> Aujourd’hui, frères et sœurs, le Seigneur nous donne à nous aussi la nourriture dont nous avons besoin pour tenir bon dans la vie, dans notre pèlerinage sur la terre ; il nous donne à nous aussi le pain venu du ciel.</p>
<p>Devant l’hostie nous faisons d’abord l’expérience que nous ne voyons rien sinon du pain en forme d’hostie. Il faut ici que ‘la foi supplée là où les sens font défaut’, comme nous le chantons dans le <em>Tantum ergo. </em>Il faut ouvrir les yeux de la foi et écouter la réponse à la question : le Christ lui-même donne signification à la réalité sensible que nous voyons, c’est-à-dire à l’hostie : <em>Ceci c’est mon corps livré pour vous.</em></p>
<p> Quel mystère ! Qu’il est grand le mystère de la foi, le Saint Mystère, autrement dit le Saint Sacrement. Devant l’hostie consacrée nous nous inclinons, nous reconnaissons le pain <em>vivant descendu du ciel, </em>notre Seigneur Jésus-Christ lui-même.</p>
<p>Aujourd’hui l’Église nous invite à célébrer plus solennellement le « Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ », à entrer plus avant dans ce mystère. Nous le célébrons, chaque dimanche, chaque jour, car nous sommes des pèlerins et nous avons besoin de nourrir régulièrement notre vie de foi. Nous reprenons les paroles et les gestes de Jésus, en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire. Il ne s’agit pas du simple rappel d’un événement passé mais de la réalisation présente du mystère de notre salut en Jésus-Christ. Nous revivons ce que Jésus a vécu avec ses disciples…</p>
<p>… quand avant d’entrer dans sa passion, alors qu’il était à table avec eux, il prit du pain ordinaire, celui qui est fait pour nourrir l’humanité, celui que l’on sait aussi partager en signe d’amitié. Jésus fait de ce pain son Corps, et il leur donne. Et Jésus prend une coupe de vin, ordinaire, et il fait de ce vin son sang, et il leur donne en nourriture : Prenez, mangez et buvez, ceci est mon corps livré pour vous, ceci est mon sang versé pour vous, voici ma vie offerte <em>en rançon pour la multitude</em>.</p>
<p>Ouvrons nos cœurs, nos yeux, nos mains et nos lèvres pour  recevoir en nous le cadeau que Dieu nous fait, sa Parole et son pain, mangeons et buvons à pleine coupe. Le Christ se donne à nous réellement. Jésus donne et se donne jusqu’à se faire pain, vin, chair du Fils de l’Homme. <em>Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’Homme, si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.</em> <em>Moi Je suis le pain vivant descendu du ciel, </em>dit Jésus.<em> Qui mange de ce pain vivra éternellement, qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et moi je le ressusciterai au dernier jour.</em></p>
<p>Ces paroles très fortes suscitent l’indignation, elles sont dures à entendre, humainement incompréhensible. En les entendant beaucoup de ceux qui accompagnaient Jésus cessèrent de le suivre. On murmure, on discute, on se divise. Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger ? Comment ce Jésus dont nous connaissons bien le père et la mère peut-il se prétendre Verbe de Dieu, Pain de Vie, Manne descendue du ciel ? Comment est-il allé jusqu’à livrer son corps, sa chair pour la vie du monde ? Et qui donc serait Dieu s’il laissait mourir son envoyé ?</p>
<p>Face à ces doutes et ces incompréhensions, Jésus leur demande : Alors <em>vous voulez partir vous aussi ?</em> Mais <em>à qui irions-nous Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle ?</em> En effet, à qui irions-nous ? C’est bien en restant fermement attachés au Christ que nous pouvons entrer plus avant dans l’intelligence du Saint Mystère. C’est en pratiquant, en prenant du temps en sa présence, temps de l’adoration, de la contemplation, de la lente rumination du Messie crucifié, donnant sa vie par amour pour le monde. L’eucharistie est cette grande et mystérieuse expérience, éprouvée jusque dans notre corps, de la présence réelle du corps du Christ crucifié ressuscité qui transforme notre vie pour qu’elle devienne fraternelle, sacramentelle, Temple, Tabernacle du Dieu vivant.</p>
<p>Quand nous nous avançons, heureux d’être invités au repas du Seigneur, en recevant l’hostie nous entendons : <em>le Corps du Christ,</em> et dans la foi nous osons répondre : Amen ! C’est vrai, je crois. Fortifiés par cette nourriture nous pouvons aller notre chemin, dans la paix du Christ.</p></div>
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		<title>Dieu peut-il être décevant ?</title>
		<link>https://marseille.dominicains.com/publications/2023/dieu-peut-il-etre-decevant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[fr. Pavel SYSSOEV, op]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Apr 2023 17:58:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2023]]></category>
		<category><![CDATA[Homélies]]></category>
		<category><![CDATA[Temps Pascal]]></category>
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					<h3 class="entry-title">Dieu peut-il être décevant ?</h3>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Décevant. Dieu peut-il être décevant ?</p>
<p>« <em>Non-non, bien sûr que non, Dieu comble toujours le cœur de l’homme</em>… » Ne nous dépêchons pas trop vite avec cette réponse. Il se trouve que la rencontre avec le Ressuscité, une vraie rencontre &#8211; et vous serez d’accord avec moi que une vraie rencontre avec le Ressuscité ne va pas de soi &#8211; devient possible pour les disciples dès le moment où il disent leur profonde déception.</p>
<p>Ils s’éloignent de Jérusalem, le visage morne, en ruminant leur amertume des espoirs déçus. Ils attendaient de Jésus, <em>ce prophète puissant par ses actes et par ses paroles</em>, l’accomplissement de leurs rêves, de leur foi la plus légitime et la plus biblique, osons-le dire. « <em>Nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël </em>». Luc, en écrivant cette scène, place dans leur bouche les paroles mêmes qui inaugurait son Evangile. Souvenez-vous, Siméon et Anne évangélisaient ceux qui attendait à Jérusalem <em>la délivrance d’Israël</em>. Zacharie, le père du Baptiste, chantait <em>le salut qui arrachait Israël à la main de tous ses oppresseurs</em>. La Vierge elle-même dans son Magnificat exaltait celui <em>qui relevait Israël, son serviteur</em>. L’espoir des disciples est donc plus que fondé et voilà qu’ils s’en vont déçus. En matière de relèvement on a vu mieux qu’un cadavre suspendu du supplicié. Un Messie décevant. Un Dieu décevant. Une histoire décevante.</p>
<p>Nous-mêmes, à combien de reprises n’avons-nous pas été confrontés à la déception devant les choix de Dieu ? Il serait beaucoup trop simple de dire que nos attentes étaient superficielles : les disciples sont déçus non seulement en ce qu’ils désiraient, eux, mais aussi en ce que Dieu leur promettait.</p>
<p>Et Dieu épouse leur marche qui les éloigne de Jérusalem. Il les écoute, les interroge. Il les laisse advenir jusqu’au terme de leur récit. « <em>A vrai dire les femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur… ». </em>Leur histoire ne s’arrête donc pas à Golgotha, à la mise au tombeau. Les femmes leurs annoncent la bonne nouvelle, mais elle est incroyable. Comme illisible à leurs yeux. Indéchiffrable.</p>
<p>Jésus leur impose alors une long leçon de l’Écriture. De l’Écriture et de son interprétation. Il montre, pas à pas, texte après texte que l’Écriture le concerne. Que ce qu’ils ont vécu s’éclaire par cette parole et que la parole de l’Écriture a pris chair en ce qu’ils ont vécu. En ce qu’il vivent. Leur déception se change en attente.</p>
<p>Devant toute crise que nous traversons : celle de notre Église, celle de nos vies, celle de nos sociétés, nous abondons en paroles. Nous avons des vues et des solutions. Nous avons des reproches &#8211; souvent fondées ; nous avons des projets de rafistolages &#8211; souvent inconsistants. Il faut parvenir au bout de souffle dans nos paroles pour entendre &#8211; enfin &#8211; la Parole venue d’ailleurs. Il nous faut entrer dans ce grand silence où l’Écriture s’impose à nous. Lentement. lourdement. Massivement. Pas à pas elle éclaire ce que nous sommes. Elle façonne ce que nous sommes. Elle nous ouvre notre intelligence et réchauffe notre cœur.</p>
<p>Mes amis, quelle place l’Écriture occupe-t-elle dans notre vie ? La lisons-nous ? La lisons-nous pour elle-même ? Ou  tâchons-nous de nous emparer d’elle pour la plier à nos vues, pour illustrer ce que nous avons déjà décidé ? Dans nos choix, dans nos doutes, dans nos rêves, cette Parole résonne-t-elle ? Nous ouvre-t-elle une route ?</p>
<p>Mais ce n’est pas tout. L’ultime réponse et l’ultime remède à notre déception &#8211; le pain rompu et partagé. L’Eucharistie, Jésus donné, portant Jésus insaisissable. Il disparaît à leurs yeux. Mais il leur donne la force de revenir à Jérusalem. C’est là, où ils raconteront ce qui s’est passé sur la route que le Christ se rendra présent au milieu d’eux. <em>À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! »</em></p>
<p>La déception se transforme en joie de la rencontre avec le Ressuscité là où la communauté de témoins le célèbre. Ensemble, ils ont tout quitté pour le suivre, Jésus. Ensemble ils ont appris à ses côté, ensemble ils ont marché avec lui sur les routes. Ensemble ils ont été ébranlés dans la Passion. Là où le pasteur a été frappé, les brebis se sont dispensés. De nouveau, ils se rassemblent. Car Jésus a pu rejoindre chacun d’eux. Un tel &#8211; dans la course vers le tombeau vide. Tel autre &#8211; sur la route d’Emmaüs. Telle autre &#8211; dans ce jardin du premier jour de la semaine. Les voilà ensemble.</p>
<p>La joie éclot là où la communauté vit. L’unité du Corps de l’Église : ceux qui sont touchés par le Ressuscité, ceux qui se reconnaissent, ceux qui se servent mutuellement, ceux qui vivent de cette expérience commune &#8211; là Israël est délivré, là, le Royaume advient.</p>
<p>Décevant et admirable. Dieu est décevant quand nous le ramenons à nous. Dieu est admirable quand il nous ramène à lui. Où le fait-il? Dans cette communauté qui proclame sa foi dans la résurrection.</p></div>
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			</div></p>
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		<item>
		<title>Voici le jour que fit le Seigneur</title>
		<link>https://marseille.dominicains.com/publications/2023/voici-le-jour-que-fit-le-seigneur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[fr. Denis BISSUEL, op]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Apr 2023 12:20:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2023]]></category>
		<category><![CDATA[Homélies]]></category>
		<category><![CDATA[Temps Pascal]]></category>
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					<h3 class="entry-title">Voici le jour que fit le Seigneur</h3>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>« Voici le Jour que fit le Seigneur »</p>
<p><em>C’était après la mort de Jésus, le soir venu, le premier jour de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des juifs,</em> <em>Jésus vint, il était là au milieu d’eux. Il leur dit : la paix soit avec vous !</em></p>
<p>En quelques lignes nous est ici résumé le cœur de l’Évangile.</p>
<p>Frères et sœurs, ‘voici le Jour que fit le Seigneur, jour d’allégresse et jour de joie !’ Quel jour étonnant et singulier ce 1<sup>er</sup> jour, c’est l’unique, le 1<sup>er</sup> et le 8<sup>ème</sup>, le jour de la nouvelle création, et des temps nouveaux, le jour où le Christ est ressuscité d’entre les morts et à jamais vivant au milieu de nous. Nous le célébrons  liturgiquement depuis 8 jours, et aujourd’hui encore en ce 8<sup>ème</sup>  jour dans l’octave de Pâques.</p>
<p>Le soir de ce 1<sup>er</sup> jour, nous dit l’évangéliste, les disciples se sont enfermés parce qu’ils ont peur. On peut les comprendre après tout ce qui s’est passé : si on a tué le Maître, on peut aussi tuer ses disciples. Et puis, cette journée de Pâques qu’ils viennent de vivre, a été faite de bouleversements depuis le matin. Des femmes sont venues leur dire que le tombeau où l’on avait déposé le corps de Jésus était vide. Pierre a couru et l’a constaté, le disciple bien-aimé a couru plus vite, il a vu et il a cru. Deux autres disciples en route vers Emmaüs <em>parlent entre eux de tout ce qui s’était passé,</em> des anges avaient bien dit à ces femmes accourues au tombeau que Jésus est vivant mais ils ne les ont pas crues, et lui ils ne l’ont pas vu. Rien n’est venu confirmer la nouvelle, qui n’est peut-être qu’une rumeur. L’espérance est déçue. On va, on vient, on court, on s’interroge, on croit, on doute…</p>
<p>…et le soir on s’enferme, tout craintifs. L’horizon reste sombre comme la nuit qui tombe. <em>Et Jésus était là au milieu d’eux. </em>Qu’importe que tout soit fermé et verrouillé ! on n’enchaîne pas la Parole de Dieu, le Verbe de Vie. Jésus ne connaît ni les murs, ni les verrous, ni la peur. Il ne passe pas à travers les murs, tel un fantôme : l’Évangile nous dit simplement que Jésus est là, au milieu de ses disciples. C’est bien lui. Respectons le mystère de sa présence.</p>
<p>Sa présence est différente, nouvelle, mais bien réelle ; elle confère à l’espace et au temps un poids nouveau d’éternité. Jésus l’avait dit avant sa Passion : <em>Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai vers vous ; le monde ne me verra plus, mais vous vous me verrez parce que moi je vis et que vous vous vivrez.</em></p>
<p>C’est ainsi qu’il se manifeste aujourd’hui, en ce 1<sup>er</sup> jour de la semaine, à ses disciples apeurés. Comme il leur a promis,  Jésus revient vers eux alors que leurs portes sont verrouillées et leurs cœurs fermés, <em>il leur montre ses mains et son côté</em>, là où se trouvent ses plaies, les marques de la crucifixion, dont la <em>fraction du pain</em> est le signe sacramentel. La résurrection n’a pas gommé la Passion ni la mort, comme si rien n’était arrivé. Le Christ l’a traversée, il en est sorti vainqueur et il apparaît Vivant au milieu de ses disciples qu’il salue maintenant par ces mots :</p>
<p><em>La paix soit avec vous. Shalom alekhem ! </em>Jésus leur donne cette paix qui  vient de Dieu, offerte comme un cadeau. Après tout ce qui vient de se passer, qu’il a fallu vivre et endurer : la crainte, l’angoisse, les horreurs de la Passion et de la mort ; après les dérobades, reniement et autres trahisons, Jésus s’adresse à ses disciples  sans l’ombre d’un reproche, sans culpabilisation aucune, plein de miséricorde, de tendresse et de pardon. Les disciples se découvrent aimés, pardonnés dans la paix qui les investit et les rassemble.<em> La paix soit avec vous.</em> C’est tellement essentiel que nous en faisons mémoire à chaque eucharistie <em>: Seigneur Jésus-Christ, tu as dit à tes apôtres : je vous laisse la paix, je vous donne ma paix.</em></p>
<p>Les disciples en sont remplis d’une joie profonde et réelle. Ce qui leur arrive est inouï, est très au-delà du pensable, voire du raisonnable.</p>
<p>C’est tellement inouï que l’un d’eux, qui n’était pas là quand Jésus était venu, ne peut croire le témoignage des apôtres. Thomas, qui nous ressemble comme un jumeau, veut vérifier ce qu’on lui raconte, il veut voir lui-même pour croire, il a besoin de preuves concrètes, il veut s’approcher et toucher du doigt la réalité. Et c’est Jésus qui vient à lui et lui ouvre les mains : <em>Vois mes mains, avance ton doigt</em>, <em>avance ta main et cesse d’être incrédule, sois croyant.</em> Et Thomas répond : <em>Mon Seigneur et mon Dieu.</em> ‘Il est grand le mystère de la foi !’ Ce disciple, qui figure à 7 reprises dans le 4<sup>ème</sup> évangile, est exemplaire par sa profession de foi, il reconnaît l’identité véritable de Jésus, sa puissance et sa gloire, une puissance et une gloire éternellement marquées du signe de la croix.</p>
<p>Les apôtres ont rencontré Jésus ressuscité, ils l’ont vu et ils ont cru. Ils attestent que Jésus est vivant, <em>leur témoignage est véridique. </em>Notre foi repose sur le témoignage des apôtres. Comme nous le dit l’évangéliste Jean, ce qu’ils ont vu, ils l’ont mis par écrit <em>pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant vous ayez la vie en son Nom.</em></p>
<p>Désormais en Jésus-Christ ressuscité la vie nouvelle est commencée, ses disciples vivent comme des frères, mettent tout en commun, ils sont <em>assidus à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières.  </em>Heureux de croire sans avoir vu, ils font sauter les verrous, chassent la peur qui les habite, et partent en mission annoncer l’Évangile et rendre témoignage de la paix, du pardon, de l’amour de Dieu. Notre monde en a tant besoin.</p></div>
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		<title>La Samaritaine</title>
		<link>https://marseille.dominicains.com/publications/2023/la-samaritaine-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[fr. Joseph-Marie CAPRASSE, op]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Mar 2023 15:00:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2023]]></category>
		<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Homélies]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Chers Frères et Sœurs,</p>
<p>Dieu vient à notre rencontre ! En ce temps de carême ou nous faisons une place importante à l’ascèse, voilà ce qui rend notre ascèse chrétienne : Dieu vient à nous, et il accompagne nos efforts pour nous faire monter jusqu’à Lui. Ce mouvement de venue de Dieu qui caractérise l’Incarnation et la Rédemption nous le retrouvons dans ce récit de la Samaritaine. Comme nous disions à Noël, celui qui est invisible se rend visible à nos yeux pour remettre les hommes égarés sur le chemin du Royaume (Préface de Noël). C’est ce qui se passe à nouveau ici.</p>
<p>Le Christ vient à l’avance au rendez-vous. Malgré la chaleur, malgré la terre hostile pour un juif qu’il doit traverser, la Samarie, Jésus se rend auprès du puits de Jacob où il sait qu’il doit rencontrer la Samaritaine. Malgré la fatigue, Jésus entame le dialogue avec cette femme venue seule au puits, alors que sans doute les autres femmes du village sont venues en groupe et avant la chaleur de la journée pour puiser de l’eau. Sans doute que sa réputation de pécheresse publique l’exclut de ce groupe et elle doit venir seule puiser de l’eau à une heure où la chaleur est déjà forte.</p>
<p>Jésus entame le dialogue par une demande simple, mais la première réponse de la Samaritaine est plutôt fermée et dure : « Comment ! Toi qui es juif, etc. ». Mais le Seigneur reprend le dialogue avec compréhension pour cette femme dont il connaît la vie: « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais Celui qui te dit : Donne moi à boire, c’est toi qui lui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive ». Viens la seconde réponse, de la Samaritaine, toujours aussi peu affable : « Tu n’as rien pour puiser et le puits est profond, etc. » Autrement dit : « De quoi tu me parles avec cette eau vive, il fait chaud et je dois ramener cette eau chez moi, laisse moi tranquille j’ai autre chose à faire que de m’occuper de cette eau vive ! »</p>
<p>Mais le Seigneur continue patiemment le dialogue : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif, mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante en vie éternelle ». Et à ces paroles du Christ, le cœur de la Samaritaine commence à s’ouvrir, à s’attendrir: « Seigneur, donne la moi, cette eau, que je n’ai plus à venir ici pour puiser ». Ici quelque chose commence à changer. Comme nous lorsque nous allons devant le Seigneur, près de son tabernacle avec un cœur parfois aussi peu ouvert que celui de la Samaritaine, car rempli de préoccupations qui nous éloignent de Lui, mais sous son regard et devant sa présence aimante quelque chose change dans notre cœur.</p>
<p>Et Jésus continue le dialogue en lui montrant qu’il connaît sa vie et ses errements mais la Samaritaine n’en est pas humiliée. C’est que la Parole du Christ est toujours la parole du Verbe qui respire l’Esprit-Saint, l’Esprit Consolateur qui vient attendrir le cœur de son interlocuteur. Ainsi les mots du Christ qui pourraient cette fois paraître comme une humiliation (et rompre le dialogue), ne sont pas perçus comme tel, au contraire, la Samaritaine perçoit chez le Christ quelque chose de divin qui voit plus loin que ses fautes, ce regard miséricordieux et patient qu’a le Christ sur elle depuis le début de ce dialogue. Ce regard du Dieu créateur qui tire le bien du néant, le regard du Dieu rédempteur qui vient sauver ce qui était perdu, redonner la joie au cœur de cette femme à la vie chaotique.</p>
<p>Une fois de plus cette page de l’Évangile nous révèle le Christ comme « Celui en qui  Dieu nous montre son cœur compatissant et nous réconcilie avec Lui » (JP II, <em>Novo millenio ineunte, </em>n°37 sur le sacrement de la Réconciliation). Puisse cet Évangile nous inspirer dans notre fréquentation du sacrement de Pénitence dans lequel le Christ nous attend, comme il a attendu la Samaritaine au bord du puits de Jacob…</p></div>
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		<title>La Transfiguration : tu deviendras une bénédiction</title>
		<link>https://marseille.dominicains.com/publications/2023/la-transfiguration-tu-deviendras-une-benediction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[fr. Pavel SYSSOEV, op]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Mar 2023 13:35:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2023]]></category>
		<category><![CDATA[Carême]]></category>
		<category><![CDATA[Homélies]]></category>
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					<h3 class="entry-title">La Transfiguration : tu deviendras une bénédiction</h3>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p>Dans chaque vie &#8211; et particulièrement dans chaque vie chrétienne &#8211; il y a un moment où se dévoile à nos yeux une grande, une indubitable beauté. Elle s’impose à nous, tel un éclat en pleine nuit, elle nous bouleverse et nous laisse terrassés. Nous demeurons saisis par elle &#8211; un acte de bonté, un geste de tendresse, une vérité ou une beauté marquent profondément notre histoire. Dans l’opacité de nos existences cette expérience reste inébranlable, fondatrice, elle est une promesse d’un grand bonheur, elle est un grand bonheur. Pour l’un, ce sera l’amour inconditionnel de ses parents, pour un autre &#8211; une amitié, si vraie, si fidèle, pour un autre encore &#8211; la joie d’un effort et du travail accompli, pour un autre &#8211; la venue au monde d’un enfant… Une transfiguration: dans la chair, dans l’épaisseur de notre vie brille, incandescente, la gloire de Dieu.</p>
<p>Chacune de ces théophanies est comme un reflet, comme un écho de l’unique transfiguration du Seigneur. Dans la nuit, sur une montagne, voici que le visage de Jésus rayonne comme le soleil. Il est la gloire du Père. La Loi et les Prophètes lui rendent témoignage : tout ce qui porte notre vie, tout ce qui lui donne sens converge vers lui, Jésus, seul. Et les disciples sont ébahis, émerveillés, saisis, ils s’oublient, et la nuée lumineuse les prend en son sein: <em>Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le!</em></p>
<p>Viendra l’heure des ténèbres et de la passion, viendra l’heure de l’amertume et de trahison, mais jamais ne s’effacera de leurs âmes l’éclat de cette nuit. Cette lumière ne sera détruite ni par la trahison de Pierre &#8211; n’est-ce pas elle qui éveille en lui les larmes de pénitence ? Elle ne pourra être anéantie ni par l’ignominie de la Croix &#8211; n’est-ce pas elle qui garde Jean fidèle près du Crucifié ? Elle ne s’éteindra pas même devant l’angoisse de sa propre mort &#8211; n’est-ce pas elle qui fortifie Jacques, le premier des apôtres à subir le martyre ?</p>
<p>Cette lumière dit en vérité qui est Jésus: le Fils bien-aimé, la Parole vivante du Père. Elle nous révèle aussi qui nous sommes, ce à quoi nous sommes appelés &#8211; entrer et demeurer dans la nuée lumineuse de l’amour de Dieu qui fait de nous sa demeure, sa tente de rencontre, son temple solidement bâti dans l’histoire du monde.</p>
<p>Dans chaque vie, disais-je, brille quelque chose de cette lumière. Cette expérience inébranlable du vrai, du beau, qui nous saisi et qui nous porte, qui dit notre identité la plus profonde &#8211; c’est elle qui est notre vocation. <em>Car Dieu nous a sauvés, et il nous a donné une vocation sainte… cette grâce est devenue visible à nos yeux.</em> Quand tu trébuches, quand la sombre tristesse anéantit en toi toute joie, reviens vers la lumière de cette transfiguration. C’est là, dans cette théophanie, dans cette venue de Dieu dans ta vie que se dévoile ton identité la plus profonde, ta vocation à la vie. Oui, à la vie, car Dieu te veut vivant, éternellement vivant, et <em>les puissances de l’enfer ne tiendront pas </em>contre le dessein de son amour. Quelle est ma vocation ? Elle est là où tu es intensément vivant. Là où la beauté te saisit. Là où ton cœur contemple et aime.</p>
<p>Quand nous demeurons dans ce foyer lumineux de notre histoire sainte, sur ce Thabor de notre vie, Jésus s’approche de nous, nous touche et nous dit: <em>Relève-toi, n’ais pas peur.</em> Ce toucher du Christ est indubitable, irrécusable. Que je lui soit fidèle ou que je me dérobe à ma mission, cette lumière, elle, reste ineffaçable dans ma vie, comme l’est pour l’un l’amour inconditionnel de ses parents et une joie de l’amitié l’est pour l’autre.</p>
<p>Mais quelle est cette vocation ? Unique pour chacun, la même pour tous. Elle est la voie de notre Carême et le chemin de notre sainteté. Elle résonne dans l’appel d’Abraham : Pars, laisse, sois une bénédiction. <em>Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, tu deviendras une bénédiction. </em>Devenir une bénédiction de Dieu &#8211; voilà la vocation de chacun d’entre nous. Être une bénédiction : cette parole que Dieu prononce dans le monde et qui fait jaillir la vie. Chaque homme, chaque femme qui vient au monde est comme une parole que Dieu prononce dans son Verbe éternel et qui apporte une lumière unique, à nulle autre pareille. La vie que Dieu fait jaillir par chacune de nos histoires est notre vocation. Être une bénédiction de Dieu pour le monde. Vivre. Donner la vie. Se donner à Dieu pour que la vie puisse jaillir : n’est-ce pas là, le sens de notre Carême, de notre vie ? Le Christ se livre, libre, souverain, le Fils unique du Père, il entre dans les ténèbres, en abandonnant tout, et il se lève, ressuscité, en relevant des innombrables fils de lumière. Être une bénédiction c’est marcher sur ses traces, ne voir que lui, seul, n’écouter que sa voix. Rester fidèle à ce moment fugace et ineffaçable de la gloire de Dieu qui, à un moment ou un autre, a transfiguré notre vie.</p></div>
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			</div></p>
<p>The post <a href="https://marseille.dominicains.com/publications/2023/la-transfiguration-tu-deviendras-une-benediction/">La Transfiguration : tu deviendras une bénédiction</a> appeared first on <a href="https://marseille.dominicains.com">Dominicains de Marseille</a>.</p>
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