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	<title>Filmosphere</title>
	
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	<description>Critiques cinéma sans frontières</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Feb 2012 15:51:23 +0000</lastBuildDate>
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		<title>[Critique] Martha Marcy May Marlene (2011)</title>
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		<comments>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-martha-marcy-may-marlene-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 15:38:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
				<category><![CDATA[USA]]></category>
		<category><![CDATA[29 février 2012]]></category>
		<category><![CDATA[Brady Corbet]]></category>
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		<category><![CDATA[Twentieth Century Fox France]]></category>

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		<description><![CDATA[En présentant son court métrage Mary Last Seen en 2010 à la Quinzaine des réalisateurs, Sean Durkin a ouvert une nouvelle brèche dans tout ce qui porte l&#8217;étiquette &#171;&#160;Sundance&#160;&#187;. Comme Jeff Nichols avant lui, et quelques autres, il prouve en 14 minutes que tous les films indépendants américains ne sont pas nécessairement de vulgaires copies [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En présentant son court métrage <strong>Mary Last Seen</strong> en 2010 à la Quinzaine des réalisateurs, <em>Sean Durkin</em> a ouvert une nouvelle brèche dans tout ce qui porte l&#8217;étiquette &laquo;&nbsp;Sundance&nbsp;&raquo;. Comme<em> Jeff Nichols</em> avant lui, et quelques autres, il prouve en 14 minutes que tous les films indépendants américains ne sont pas nécessairement de vulgaires copies les uns des autres, mais mieux que ça, il pose les bases de son univers. Visiblement fasciné par le fonctionnement des sectes et cultes, il dressait le portrait glacé d&#8217;un amour illusoire et du mode de recrutement de ces communautés destructrice. Par la même occasion il établissait déjà les règles de sa grammaire cinématographique, à savoir des plans très longs, des cadres construits avec minutie, un attrait particulier pour isoler les corps ou les parties du corps, des flous, des décalages dans les silences et ces personnages semblant toujours fuir la caméra qui les suit de façon à la fois complice et voyeuriste. Des bases solides pour <strong>Martha Marcy May Marlene</strong>, prolongement dévastateur de cette étude et premier film d&#8217;une sombre élégance comme on en voit peu souvent, porté par la grâce et l&#8217;apesanteur de sa mise en scène, par une actrice qui explose à l&#8217;écran et par une construction d&#8217;une précision redoutable. Ce cinéma indépendant est décidément plein de surprises.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13842" title="martha marcy may marlene 1" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/martha-marcy-may-marlene-1.jpg" alt="" width="600" height="255" />La beauté organique de <strong>Martha Marcy May Marlene</strong> se construit au fil des visions de Martha, être fragile et névrosé, hypersensible et nonchalant, aux réactions à fleur de peau. Insaisissable dans un premier temps, son personnage se laissera apprivoiser de façon totalement illusoire avant de s&#8217;échapper à nouveau dans un dernier acte aussi trouble que vénéneux. <strong>Martha Marcy May Marlene</strong> est un drôle de film qui joue sur plusieurs tableaux, une ambition folle pour un premier long métrage mais un gage d&#8217;originalité. Difficile en effet de relier le cinéma de <em>Sean</em> <em>Durkin</em> à un autre en particulier, même s&#8217;il est clair qu&#8217;on peut y voir des réminiscences de <em>Gus Van Sant</em> (sa trilogie de la mort essentiellement, dans la façon de capter les corps en mouvements et dans l&#8217;errance), de <em>Roman Polanski</em> (<em>Sean Durkin</em> cite volontiers le traitement de la paranoïa dans <strong>Rosemary&#8217;s Baby</strong> comme référence ultime) ou de <em>Peter Weir</em> dans ce que le cinéaste australien a pu faire de plus sombre et poétique. La singularité de <strong>Martha Marcy May Marlene</strong>, et de <em>Sean Durkin</em>, vient de cette construction basée sur des influences diamétralement opposées pour en extraire un cinéma extrêmement viscéral et hors normes. Ainsi, on pourra très bien apposer sur le film une grille de lecture cartésienne, elle ne fera que masquer ce qu&#8217;il y a de plus passionnant. Le film prend des airs d’œuvre composite qui brouille les pistes en permanence mais n&#8217;élimine jamais un point d&#8217;accroche réel essentiel pour ne pas se mettre à dos toute une partie du public. <em>Sean Durkin</em> n&#8217;est pas <em>David Lynch</em>, et s&#8217;il aime jouer avec la perception du spectateur, remettre en cause ses certitudes les plus solides, il garde toujours un élément d&#8217;échappatoire. Ce parti-pris, incroyablement mature, lui permet de tout oser. Ainsi jamais il ne dira si Martha a réellement vécu un trauma ou si elle est véritablement schizophrène, si les manifestations autour d&#8217;elle sont bien réelles ou si elles ne sont que des créations de son esprit. le doute est permanent et nourri la narration, dans ce montage alterné aux ramifications étranges et aux transitions virtuoses dans leur précision. La trame classique est rompue immédiatement, les temporalités difficiles à définir car composées de décisions graphiques tranchées et plurielles, mais les deux univers se répondent en permanence. Comme il n&#8217;y a pas vraiment de hasard, la vision de la schizophrénie développée dans <strong>Martha Marcy May Marlene</strong> s&#8217;avère être la plus fascinante depuis <a title="[Critique] Take Shelter (2011)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-take-shelter-2011/"><strong>Take Shelter</strong></a>, et comme dans ce dernier elle n&#8217;est absolument pas une conclusion définitive à la dramaturgie développée. Jusque dans l&#8217;ultime plan du film, le doute habite chaque image. Mais pas seulement, car <strong>Martha Marcy May Marlene</strong> est également un film bâti sur la notion de mal, et ce à travers une vision claire et partiale du monde des sectes. En se focalisant sur cet univers dérangeant, <em>Sean Durkin</em> bâtit sa réflexion sur la perte de repère moraux et sur l&#8217;intrusion du mal absolu dans la vie des victimes, en abattant toutes les parois érigées par une précédente existence dans le moule de la normalité. L&#8217;opposition qui naît entre Martha et Patrick, à la fois gourou, chef de meute et père de famille, est terrifiante car on assiste au processus de déshumanisation des êtres avec une précision redoutable. Nouveau baptême, abus, vie en espace restreint, règles fascisantes, tout y est décrit brutalement mais sans en oublier une certaine poésie malsaine. <strong>Martha Marcy May Marlene</strong> est un film qui fait mal à travers ce qu&#8217;il touche d&#8217;intime, en illustrant de façon presque clinique comment un être humain accepte de se soumettre et se débarrasse peu à peu de son libre arbitre et des notions acquises depuis sa naissance. La démonstration est redoutable dans le malaise qu&#8217;elle implique directement dans l&#8217;inconscient du spectateur. Il y a de quoi en ressortir bouleversé.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13843" title="martha marcy may marlene 2" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/martha-marcy-may-marlene-2.jpg" alt="" width="600" height="255" /></p>
<p style="text-align: justify;">Là où <strong>Martha Marcy May Marlene</strong> devient carrément génial, c&#8217;est dans sa construction qui, en y regardant de plus près, reprend habilement la mécanique des contes de fées. Martha est une pure héroïne de conte, et <em>Sean Durkin</em> nous le montre dès sa première scène. Telle Alice, elle quitte un monde réel bien trop cruel pour elle en se réfugiant dans un autre, à priori bien plus accueillant. Comme d&#8217;autres avant elle, son acte de libération et de sortir de chez elle en pleine nuit, et de s&#8217;enfoncer dans les bois pour y disparaître. Cette illusion est telle qu&#8217;en revenant sur le déroulement du film, il se pourrait bien que la partie qu&#8217;on peut imaginer rêvée ne soit finalement l&#8217;inverse. Sinon pourquoi Watts la laisse-t-il s&#8217;échapper ? Il est amusant d&#8217;y voir un conte mental, avec Patrick qui serait un ogre, et Katie une sorte de bonne fée. Le film prend alors une toute autre ampleur, avec des personnages qui se construisent au fil des errances imaginaires de Martha. À moins qu&#8217;elle ne soit Marcy May. Ou Marlene.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Sean Durkin</em> développe pour cela un cinéma à la frontière du sensitif, un cinéma fait de plans qui captent des détails, rarement des ensembles si ce n&#8217;est deux séquences en plan large absolument magistrales dans leur composition, un cinéma de l&#8217;intime finalement pour capter au plus près les troubles identitaires de l&#8217;héroïne qui vit en plein désert social et mental, qui a perdu toute notion d&#8217;intimité ou de vie en société. Pour dépeindre la violence de cet état d&#8217;esprit, <em>Sean Durkin</em> n&#8217;hésite pas à faire appel à tous les outils permettant la rupture. Des instants de noir complet, des séquences muettes, des effets qui répondent à une perte de repère chez Martha, dans son monde où tout est en contrastes. La désorientation comme principe de mise en scène, ce n&#8217;est pas nouveau mais ça fonctionne parfaitement ici. Et s&#8217;il ne fallait retenir qu&#8217;une seule scène, ça serait cette chanson que chante Patrick. Non seulement elle est plastiquement phénoménale, avec ce plan incroyable sur le regard conquis d&#8217;<em>Elizabeth Olsen</em>, mais elle résume parfaitement l&#8217;emprise de Patrick sur ces filles, soumises, battues, mais pourtant pendues à ses lèvres quand il leur dit qu&#8217;elles ne sont que des images, rien de plus, des êtres vides. C&#8217;est l&#8217;occasion de souligner la performance incroyable d&#8217;<em>Elizabeth Olsen</em>, révélation sidérante de ce si beau film qu&#8217;elle porte sur ses épaules de débutantes comme si elle avait derrière elle une immense carrière. Elle est magnifique, hypnotique, inoubliable. Et le film est une merveille, d&#8217;autant plus qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un premier. Cela en impose tout de même.</p>
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		<title>[Concours] Le Skylab : DVD et radio à gagner</title>
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		<comments>http://www.filmosphere.com/2012/02/concours-le-skylab-dvd-et-radio-a-gagner/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 22:30:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Skylab de Julie Delpy, avec elle-même, Eric Elmosnino et Vincent Lacoste, sort en DVD et blu-ray aujourd&#8217;hui le 8 février 2012. À cette occasion Filmosphere et Warner Bros vous permettent de remporter : 5 DVD et 1 radio Philips Synopsis : Juillet 1979, pendant les vacances d’été dans une maison en Bretagne. A l’occasion [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a title="[Critique] Le Skylab (2011)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-le-skylab-2011/"><strong>Le Skylab</strong></a> de Julie Delpy, avec elle-même, Eric Elmosnino et Vincent Lacoste, sort en DVD et blu-ray aujourd&#8217;hui le 8 février 2012. À cette occasion Filmosphere et Warner Bros vous permettent de remporter :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>5 DVD et 1 radio Philips</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Synopsis : <em>Juillet 1979, pendant les vacances d’été dans une maison en Bretagne. A l’occasion de l’anniversaire de la grand-mère, oncles, tantes, cousins et cousines sont réunis le temps d’un week-end animé.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour tenter de gagner tout ça, ça se passe ci-dessous. Il suffit de répondre correctement aux questions et de ne pas oublier de remplir TOUS les champs.</p>
<p style="text-align: justify;">Et si vous souhaitez doubler vos chances de gagner, vous pouvez cliquer sur « j’aime » sur la <a href="http://www.facebook.com/Filmosphere">page facebook de Filmosphere</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ci-dessous un visuel de la radio que vous pouvez remporter :</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-13838" title="Visuel radio" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/Visuel-radio.jpg" alt="" width="600" height="443" /></p>
<p>[contact-form-7]</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xjsxjl?logo=0" frameborder="0" width="620" height="349"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Règlement et modalités du concours :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Du 8 au 20 février 2012 à minuit, vous devez répondre correctement aux 3 questions posées et indiquer vos coordonnées complètes pour remporter 5 DVD et la radio mis en jeu dans la limite d’une seule participation par foyer.</em><br />
<em> Toute participation incomplète (champ non rempli) ne sera pas prise en compte.</em><br />
<em> Les lots seront envoyés aux gagnants dans la semaine suivant le tirage au sort.</em><br />
<em> Filmosphere ne pourra être tenu responsable de la non distribution des lots.</em><br />
<em> Jeu réservé à la France Métropolitaine, Corse incluse.</em></p>
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		<item>
		<title>[Concours] Je suis venu vous dire… : Places, affiche et cartes postales à gagner</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Filmosphere/~3/-BJesDm__tQ/</link>
		<comments>http://www.filmosphere.com/2012/02/concours-je-suis-venu-vous-dire-places-affiche-et-cartes-postales-a-gagner/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 17:57:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis venu vous dire&#8230; de Pierre-Henry Salfati, avec Katerina Fedchenko, Emilie de Preissac et Clément Van Den Bergh, sort sur les écrans le 15 février 2012. À cette occasion Filmosphere et Kanibal Films Distribution vous permettent de remporter : 5*2 places de ciné, 10 cartes postales et une affiche du film Synopsis : Une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="https://www.facebook.com/jesuisvenuvousdire">Je suis venu vous dire&#8230;</a></strong> de Pierre-Henry Salfati, avec Katerina Fedchenko, Emilie de Preissac et Clément Van Den Bergh, sort sur les écrans le 15 février 2012. À cette occasion Filmosphere et Kanibal Films Distribution vous permettent de remporter :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>5*2 places de ciné, 10 cartes postales et une affiche du film</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Synopsis : <em>Une autobiographie réinventée en donnant la parole à Serge Gainsbourg. A la première personne, en utilisant simplement tout ce qu&#8217;il a dit aux uns et aux autres, que ce soit édité ou que cela soit toujours inédit&#8230; En l&#8217;entendant autrement, usant de tous ses sous entendus, parfois passés inaperçus, en reconstruisant, en réaménageant autant que faire se peut, mais le laissant se raconter là où on ne l&#8217;attendrait pas. Un film en forme d&#8217;épure, à la manière où il semblait vouloir le faire lui-même quand il en a eu l&#8217;opportunité.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour tenter de gagner tout ça, ça se passe ci-dessous. Il suffit de répondre correctement aux questions et de ne pas oublier de remplir TOUS les champs.</p>
<p style="text-align: justify;">Et si vous souhaitez doubler vos chances de gagner, vous pouvez cliquer sur « j’aime » sur la <a href="http://www.facebook.com/Filmosphere">page facebook de Filmosphere</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">[contact-form-7]</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/kf5hb9vSitM?rel=0" frameborder="0" width="620" height="345"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Règlement et modalités du concours :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Du 8 au 15 février 2012 à minuit, vous devez répondre correctement aux 3 questions posées et indiquer vos coordonnées complètes pour remporter 5*2 places de cinéma, 10 cartes postales et 1 affiche mis en jeu dans la limite d’une seule participation par foyer.</em><br />
<em> Toute participation incomplète (champ non rempli) ne sera pas prise en compte.</em><br />
<em> Les lots seront envoyés aux gagnants dans la semaine suivant le tirage au sort.</em><br />
<em> Filmosphere ne pourra être tenu responsable de la non distribution des lots.</em><br />
<em> Jeu réservé à la France Métropolitaine, Corse incluse.</em></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Filmosphere/~4/-BJesDm__tQ" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>[Preview + Trailer] The Amazing Spider-Man, rassurer sans convaincre</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Filmosphere/~3/Qmj34RFCz84/</link>
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		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 10:48:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>

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		<description><![CDATA[Étonnamment les choses semblent bouger du côté de Sony Pictures qui après avoir passé sous silence la sortie d&#8217;un de ses meilleurs films (Le Stratège) et limité la communication autour de l&#8217;autre (Millenium : Les hommes qui n&#8217;aimaient pas les femmes), mettent les petits plats dans les grands pour ce qui devrait constituer un des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Étonnamment les choses semblent bouger du côté de Sony Pictures qui après avoir passé sous silence la sortie d&#8217;un de ses meilleurs films (<strong>Le Stratège</strong>) et limité la communication autour de l&#8217;autre (<strong>Millenium : Les hommes qui n&#8217;aimaient pas les femmes</strong>), mettent les petits plats dans les grands pour ce qui devrait constituer un des gros cartons au box office de 2012, <strong>The Amazing Spider-Man</strong> de <a href="http://www.filmosphere.com/movie-director/marc-webb-2/"><em>Marc Webb</em></a>. Le studio a entamé la promotion du film en grande pompe alors que la sortie du film est toujours prévue au 4 juillet 2012. Lundi soir étaient présentées à quelques invités et spectateurs venus braver le froid glacial des Champs-Élysées des images exceptionnelles de ce film qui divise déjà plus que de raison. Il faut dire que le premier teaser, diffusé bien trop tôt, était assez mauvais avec en point d&#8217;orgue une séquence en vue subjective aussi peu originale (elle reprenait des plans du jeu vidéo <strong>Mirror&#8217;s Edge</strong> à l&#8217;identique) que franchement vomitive. Sony a décidé de rectifier le tir et prouve semaine après semaine à quel point le studio croit dur comme fer à ce reboot, comme en témoigne par exemple l&#8217;opération menée il y a peu sur l&#8217;arc de triomphe et qui a sans doute explosé le budget communication pour la France. Voir ci-dessous.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/VEN0S1H4RR4?rel=0" frameborder="0" width="620" height="450"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">La présentation exceptionnelle à laquelle nous avons été conviés, et qui se déroulait en simultané dans plusieurs grandes villes du monde, visait à calmer un peu les ardeurs. Nous avons tout d&#8217;abord pu voir en exclusivité le nouveau trailer de <strong>The Amazing Spider-Man</strong> (maintenant disponible sur le web, voir en bas de page) suivi d&#8217;un montage de 8 minutes du film, une sorte de promo reel pour donner le ton du film.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques petites réflexions là-dessus :</p>
<p style="text-align: justify;">Tout d&#8217;abord la bande-annonce donne enfin envie de voir le film. Dans le sens où elle est très efficace pour vendre du blockbuster de notre temps, avec un ton relativement sombre et des séquences d&#8217;action qui en mettent plein les yeux. Bien rythmée, bien montée, avec une 3D superbe (nouvelle preuve que la RED Epic est une merveille)&#8230; pour faire simple, elle donne envie.</p>
<p style="text-align: justify;">MAIS plusieurs éléments déconnent franchement. Tout d&#8217;abord il est clair que les images les plus impressionnantes de ce trailer sont des plans repris quasiment à l&#8217;identique de ce qu&#8217;avait fait Sam Raimi sur la trilogie du tisseur, trois films qui constituent le maître-étalon des adaptations de comics sur grand écran. C&#8217;est bien simple, tout y est, et particulièrement dans les mouvements de Spider-Man au milieu des immeubles. Et cela ouvre sur le plus gros problème de cet <strong>Amazing Spider-Man</strong> : pourquoi ? On sait que Sony voulait à tout prix refaire un film avant de perdre les droits après que <em>Sam Raimi</em> ait été habilement poussé vers la sortie, faisant appel pour l&#8217;occasion à un jeune réalisateur dont le seul fait d&#8217;armes conséquent est une comédie romantique très sympa mais qui n&#8217;inventait rien, un yes man. On nous annonçait un reboot, et on s&#8217;avance vers un pâle remake. Cette &laquo;&nbsp;histoire jamais contée&nbsp;&raquo; mise en avant de partout, et qui s&#8217;intéresse à la fois aux parents de Peter Parker et au Lézard, les deux éléments étant particulièrement liés, ne ressemble, de ce que nous avons pu voir, qu&#8217;à un prétexte pour capitaliser sur une franchise sans rien proposer d&#8217;innovant.</p>
<p style="text-align: justify;">Pire. Alors qu&#8217;on veut nous vendre un film &laquo;&nbsp;sombre&nbsp;&raquo; à la manière du reboot de <strong>Batman</strong> par <em>Christopher Nolan</em>, en montrant un Spier-Man hors-la-loi et recherché par la police, les extraits vus poussent la niaiserie adolescente encore plus loin que les pires moments du déjà déséquilibré <strong>Spider-Man 3</strong>, tout en reproduisant exactement les mêmes figures narratives que la trilogie de Sam Raimi. Alors certes, le matériau de base est ce qu&#8217;il est, et il est hors de question de le violer. Sauf qu&#8217;à vouloir nous vendre à tout prix un film différent et à ne montrer que des éléments qui laissent penser qu&#8217;il s&#8217;agit de la même chose mais en plus fade (forcément, Raimi est un inventeur, un faiseur d&#8217;images) on ne sait plus trop sur quel pied danser.</p>
<p style="text-align: justify;">Le seul véritable point fort de ce reboot, au moment de juger sur ce qu&#8217;on a pu voir, à savoir des images éparses et un work in progress avec des fonds bleus visibles, vient d&#8217;<a href="http://www.filmosphere.com/movie-actor/andrew-garfield/"><em>Andrew Garfield</em></a>. L&#8217;acteur est suffisamment doué pour faire oublier un <em>Tobey Maguire</em> qui n&#8217;a jamais été le point fort des adaptations de <em>Sam Raimi</em>. Pour le reste, on verra et on jugera sur pièce, mais il faut bien avouer que ce &laquo;&nbsp;reboot&nbsp;&raquo; est encore loin de convaincre.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/-tnxzJ0SSOw?rel=0" frameborder="0" width="620" height="345"></iframe></p>
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		<title>[Critique] JC Comme Jésus Christ (2011)</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 08:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Vincent Lacoste]]></category>

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		<description><![CDATA[Vincent Lacoste, ex-Beau Gosse, dans la peau d&#8217;un génie du cinéma consacré à 15 ans, il faut bien avouer que le postulat de départ du premier long métrage de l&#8217;acteur Jonathan Zaccaï avait tout pour séduire. D&#8217;autant plus que le traitement faux documentaire peut donner des choses incroyables. Cependant, à vouloir tout faire passer sous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Vincent Lacoste</em>, ex-Beau Gosse, dans la peau d&#8217;un génie du cinéma consacré à 15 ans, il faut bien avouer que le postulat de départ du premier long métrage de l&#8217;acteur <em>Jonathan Zaccaï avait tout pour séduire.</em> D&#8217;autant plus que le traitement faux documentaire peut donner des choses incroyables. Cependant, à vouloir tout faire passer sous couvert de l&#8217;humour, <strong>JC Comme Jésus Christ</strong> est un film qui se prend rapidement les pieds dans le tapis. En oubliant d&#8217;être drôle au bout de dix minutes pour commencer, en laissant tomber son concept ensuite, et en adoptant un cynisme déplacé pour conclure. <em>Jonathan Zaccaï</em> est un excellent acteur, avec une gueule un peu hors du temps, mais en s&#8217;improvisant ainsi metteur en scène ce n&#8217;est pas certain qu&#8217;il fasse le bon choix. D&#8217;autant plus que ce premier film, voulu extrêmement libre, se range finalement dans un carcan très sage, faussement provocateur et qui passe véritablement à côté de son sujet. Vraiment dommage.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13825" title="jc comme jesus christ 1" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/jc-comme-jesus-christ-1.jpg" alt="" width="600" height="338" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant pendant cinq à dix minutes, l&#8217;illusion prend le dessus. L&#8217;interview avec <em>Claire Chazal</em>, la présentation du personnage de JC, le charme de <em>Vincent Lacoste</em>, suffisent pour croire dur comme fer à ce projet. A près tout, cette plongée dans la célébrité précoce et ses dérives reste un des pitchs les plus alléchants de l&#8217;année et on se prend à rêver d&#8217;un film qui irait au bout de ce concept. Sauf que rapidement le ton change. Les vannes sont toujours présentes et ponctuent <strong>JC Comme Jésus Christ</strong> du début à la fin sauf qu&#8217;elles se font de moins en moins efficaces, de moins en moins drôles, de plus en plus gênantes. La présence des guests souffre également de cette évolution, l&#8217;apparition de <em>Gilles Lellouche</em> étant particulièrement savoureuse tandis que celle de <em>Kad Merad</em> beaucoup moins, rebondissant sur le même ressort comique (cette merveilleuse idée de comédie musicale sur Marc Dutroux). Et si au départ les réflexions du genre &laquo;&nbsp;la vision de l&#8217;argent de JC est proche du monopoly&nbsp;&raquo; le personnage construit autour de ça s&#8217;avère finalement grotesque et pas si intéressant. La faute à une succession interrompue de clichés ambulants, de l&#8217;actrice has been prête à vendre son corps pour un rôle au grapheur bobo, en passant par le mécène arabe, les parents cons comme la lune ou la fan qui se touche devant ses films. Le soucis vient principalement du fait que <em>Jonathan Zaccaï</em>, acteur confirmé mais réalisateur qui a tout à prouver, semble finalement balancer un bon gros crachat dans la soupe tout en essayant dans le film de se protéger de la critique. C&#8217;est tout de même amusant, dans un premier film, de voir le spectateur qualifié de labrador et de tourner en ridicule l&#8217;analyse de films. Sous couvert de l&#8217;humour bien sur, pour essayer de ne pas paraître pédant, sauf que malheureusement personne n&#8217;est dupe et <em>Jonathan Zaccaï</em> aurait sans doute mieux fait de garder une distance, de la jouer humble, plutôt que de se persuader qu&#8217;il était en train de réaliser un film important.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13826" title="jc comme jesus christ 2" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/jc-comme-jesus-christ-2.jpg" alt="" width="600" height="338" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>JC Comme Jésus Christ</strong> tombe pile poil dans les travers qu&#8217;il voudrait gentiment dénoncer. Dans les répliques imbuvables à la <em>Lelouch</em> notamment. Dans cette espèce de ton moralisateur embarrassant qui joue sur des caricatures et pense poser un regard intelligent autant sur l&#8217;adolescence que sur la célébrité. Pour les deux aspects c&#8217;est raté, et copieusement en plus. Le gros problème vient finalement d&#8217;un film qui n&#8217;a pas de direction précise, qui veut dénoncer quelque chose sans trip savoir quoi, qui ne va jamais au bout des pistes qu&#8217;il ouvre. Par exemple on nous construit un personnage complexe, visiblement génial même si sans doute déifié trop tôt, mais quand il ne va pas bien il va s&#8217;entourer de pétasses, de coke et d&#8217;alcool. Bonjour la finesse. Même sa relation, fascinante sur le papier, avec Marie est traitée par dessus la jambe. Œuvre libre serait donc synonyme d’œuvre foutraque ? C&#8217;est ce qui ressort de <strong>JC Comme Jésus Christ</strong>, un film qui oublie au bout d&#8217;un quart d&#8217;heure qu&#8217;il est un faux reportage, qui commence à multiplier les champs-contrechamps et les travellings alors qu&#8217;ils n&#8217;ont absolument aucun sens dans le concept de départ, mais qui paradoxalement garde cette drôle de volonté de faire du documentaire. La vérité est qu&#8217;on ne sait plus trop où <em>Jonathan Zaccaï</em> veut aller, et sans doute que lui non plus, alors qu&#8217;il vient conclure sur un faux Godard plus vrai que le vrai. Restent quelques beaux moments d&#8217;apesanteur où les dialogues insupportables s&#8217;effacent devant la sublime composition de Ghinzu, reste <em>Vincent Lacoste</em> qui malgré tout et en faisant toujours la même chose ou presque est un acteur fabuleux de nonchalance, reste surtout l&#8217;incroyable révélation d&#8217;<em>Ella Waldmann</em>, magnifique. Mais dans l&#8217;ensemble, ces pourtant courtes 75 minutes semblent parfois durer une éternité.</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xns7vl?logo=0&amp;hideInfos=1" frameborder="0" width="620" height="349"></iframe></p>
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		<title>Best Of des blogs cinéma de la semaine n°18</title>
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		<comments>http://www.filmosphere.com/2012/02/best-of-des-blogs-cinema-de-la-semaine-n18/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 22:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Best of Blogs]]></category>

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		<description><![CDATA[Au menu des blogs ciné cette semaine, programme bien plus chaleureux que le climat dehors. Hollywood &#38; Co. : Critique: Easy Girl (Easy A) Cineblogywood :Get the Gringo : Mel Gibson et un trailer qui Mexique Mais également&#8230; Accreds : IWAIFF : autoproclamé « plus petit festival du Monde » Cinema is not Dead : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au menu des blogs ciné cette semaine, programme bien plus chaleureux que le climat dehors.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.hollywoodandco.com/article-critique-easy-girl-98456657.html"><strong>Hollywood &amp; Co. : Critique: Easy Girl (Easy A)</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogywoodland.blogspot.com/2012/02/get-gringo-mel-gibson-et-un-trailer-qui.html"><strong>Cineblogywood :Get the Gringo : Mel Gibson et un trailer qui Mexique</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;">Mais également&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.accreds.fr/2012/01/31/iwaiff-autoproclame-plus-petit-festival-du-monde.html"><strong>Accreds : IWAIFF : autoproclamé « plus petit festival du Monde »</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://cinemaisnotdead.fr/2012/01/10976/"><strong>Cinema is not Dead : Corman&#8217;s World : Exploits of a Hollywood Rebel</strong></a></p>
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		<title>[Critique] Recherche bad boys désespérément (2012)</title>
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		<comments>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-recherche-bad-boys-desesperement-2012/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 21:11:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
				<category><![CDATA[USA]]></category>
		<category><![CDATA[8 février 2012]]></category>
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		<description><![CDATA[Stéphanie Plum c&#8217;est un chasseur de prime pas comme les autres. Ancienne vendeuse en lingerie, elle doit changer de boulot pour payer ses factures. Et ça craint. C&#8217;est accessoirement le personnage créé par l&#8217;écrivain Janet Evanovich pour une série qui en est aujourd&#8217;hui à 16 volumes, une série de best-sellers sur lesquels le cinéma ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Stéphanie Plum c&#8217;est un chasseur de prime pas comme les autres. Ancienne vendeuse en lingerie, elle doit changer de boulot pour payer ses factures. Et ça craint. C&#8217;est accessoirement le personnage créé par l&#8217;écrivain <em>Janet Evanovich</em> pour une série qui en est aujourd&#8217;hui à 16 volumes, une série de best-sellers sur lesquels le cinéma ne s&#8217;était bizarrement pas encore penché. Mais au moment de racler les fonds de tiroir, voilà ENFIN les aventures de Stéphanie Plum sur grand écran, devant la caméra rompue aux épisodes de <strong>Grey&#8217;s Anatomy</strong> de <em>Julie Anne Robinson</em>. Son précédent fait d&#8217;armes au cinéma n&#8217;était autre qu&#8217;un obscur drame heureusement inédit chez nous et qui mettait en scène une bête d&#8217;acting, <em>Miley Cyrus</em> dans <strong>The Last Song</strong>. <strong>Recherche bad boys désespérément</strong> (oui c&#8217;est le titre le plus élégant de l&#8217;année) marque à la fois l&#8217;adaptation du premier roman des aventures de Stéphanie Plum, La Prime paru en 1995, que les retrouvailles avec une des actrices de <strong>Grey&#8217;s Anatomy</strong>, <em>Katherine Heigl</em>, l&#8217;actrice qui se sent tellement honteuse d&#8217;avoir un jour joué dans un grand film sous la direction de <em>Judd Apatow</em> qu&#8217;elle ne cesse depuis de repousser les limites de la médiocrité.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13817" title="recherche bad boys desesperement 1" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/recherche-bad-boys-desesperement-1.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pendant 1h30 des plus pénibles, on assiste à l&#8217;enterrement en règle d&#8217;un genre pourtant sympathique, la comédie d&#8217;action. Sous ses airs de véhicule girl power, <strong>Recherche bad boys désespérément</strong> repousse sans cesse les limites de la bêtise. Chaque scène, chaque ligne de dialogue, chaque moment d&#8217;action et chaque personnage semblent pensés et construits comme un challenge. La ligne directrice : comment faire plus débile ? Comment éviter soigneusement toute empathie ? Comment dérouler l&#8217;intrigue la plus foireuse possible ? Où trouver les gags les moins drôles ? Et on peut dire que dans cette optique, <strong>Recherche bad boys désespérément</strong> est une franche réussite. Pendant une bonne heure, place à la comédie pas drôle avec une accumulation de clichés dégueulasses comme on n&#8217;a pas souvent l&#8217;occasion d&#8217;en voir, de la famille disfonctionnelle aux prostituées noires, les caricatures entrent et sortent du cadre sans apporter quoi que ce soit à une intrigue qui bat de l&#8217;aile au bout de deux minutes. Au défilé de personnages de plus en plus agaçants s&#8217;ajoute un trio principal qui a bien du mal à tenir la route. Entre <em>Katherine Heigl</em>, insipide, <em>Jason O&#8217;Mara</em> (<em>Rutger Hauer</em> du pauvre) et <em>Daniel Sunjata</em> (<em>Dwayne Johnson</em> du pauvre), on est plutôt bien servis question médiocrité du jeu d&#8217;acteurs, tant ils semblent tous convaincus qu&#8217;ils peuvent faire pire l&#8217;un que l&#8217;autre, s&#8217;entrainant allègrement dans le cabotinage outrancier. Avec un personnage principal dont le seul et unique objectif est de se venger du type avec qui elle a eu son premier rapport sexuel et qui ne l&#8217;a jamais rappelée ensuite, on atteint vite des limites dramatiques. Alors on saupoudre le tout d&#8217;un humour bien gras mais qui reste toujours dans la forteresse du politiquement correct, à l&#8217;image de la ridicule scène de la baignoire qui s&#8217;en sort tout de même pour être vulgaire au possible. Et étant donné que la réalisatrice n&#8217;a rien à dire de bien intelligent, elle en profite pour adopter un étrange ton moralisateur. Ainsi, le type qui ose tendre son majeur en criant &laquo;&nbsp;screw God&nbsp;&raquo; se doit de périr dans une explosion dans les secondes qui suivent tandis qu&#8217;on nous rabâche constamment des réflexions sur la malbouffe. Tout en lourdeur bien entendu.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13818" title="recherche bad boys desesperement 2" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/recherche-bad-boys-desesperement-2.jpg" alt="" width="600" height="393" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pas drôle dans ses deux premiers tiers, malgré les nombreuses tentatives, <strong>Recherche bad boys désespérément</strong> se prend carrément au sérieux dans un dernier acte qui en devient peut-être encore plus ridicule. Si on ajoute à cela le retournement de situation le plus on vu depuis des lustres, on tient bien un film-champion de la médiocrité. Bien entendu, il faut ajouter à tout ça une bande son ringarde et une mise en scène sans cesse à côté de la plaque, bien plus proche du téléfilm bas de gamme que de quoi que ce soit d&#8217;autre. Atrocement découpé, mal rythmé, le cinéma est insulté en permanence. Tentative de redéfinition du terme &laquo;&nbsp;nullité&nbsp;&raquo;, <strong>Recherche bad boys désespérément</strong> confirme surtout une chose : <em>Katherine Heigl</em> s&#8217;impose encore un peu plus comme une <em>Dennis Quaid</em> au féminin, un indice quasi infaillible sur la qualité du film.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/ml4wvRvsGS8?rel=0" frameborder="0" width="620" height="345"></iframe></p>
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		<title>[Critique] Underworld: Nouvelle ère (2012)</title>
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		<comments>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-underworld-nouvelle-ere-2012/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 10:15:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a bientôt 10 ans, un certain Len Wiseman, avec une relative expérience dans les effets visuels de plateau acquise sur Stargate et Men in Black, entre autres, parvenait à mettre la main sur un petit budget d&#8217;une vingtaine de millions de dollars pour proposer sa vision des mythes du vampire et du loup-garou. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a bientôt 10 ans, un certain <em>Len Wiseman</em>, avec une relative expérience dans les effets visuels de plateau acquise sur <strong>Stargate</strong> et <strong>Men in Black</strong>, entre autres, parvenait à mettre la main sur un petit budget d&#8217;une vingtaine de millions de dollars pour proposer sa vision des mythes du vampire et du loup-garou. Une esthétique gothique tirée de <strong>The Crow</strong>, de l&#8217;action sous forme de <strong>Matrix</strong> et <strong>Blade II</strong> du pauvre et une héroïne hypersexy vêtue d&#8217;une combinaison de cuir du plus bel effet. La recette fonctionne et <strong>Underworld</strong> obtient son petit succès malgré des critiques assassines. Depuis, <em>Len Wiseman</em> a passé la main derrière la caméra et ce sont cette fois les deux suédois responsables du DTV <a title="[Critique Blu-ray] Le Silence des ombres (2010)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-test-blu-ray-le-silence-des-ombres-shelter-2010/"><strong>Le Silence des ombres</strong></a>, <em>Björn Stein</em> et <em>Måns Mårlind</em>, qui se retrouvent à la barre d&#8217;un quatrième opus censé relancer la machine. Pas de miracle à l&#8217;arrivée, <strong>Underworld: Nouvelle ère</strong> ne révolutionne pas le genre ni la franchise même si le retour de l&#8217;atout <em>Kate Beckinsale</em> (remplacée par <em>Rhona Mitra</em> dans <strong>Underworld 3 &#8211; Le soulèvement des Lycans</strong>) est non négligeable. <strong>Underworld: Nouvelle ère</strong> est un film d&#8217;action plutôt crétin mais qui reste amusant car tout de même très généreux en plus d&#8217;être assez bien fichu.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13813" title="underworld nouvelle ere 1" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/underworld-nouvelle-ere-1.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les premières minutes d&#8217;<strong>Underworld: Nouvelle ère</strong> laissent pourtant croire à une petite révolution dans cet univers aujourd&#8217;hui balisé à mort. En effet la toute première séquence qui précède le générique et une sorte de résumé des épisodes précédents façon série TV prend la forme d&#8217;un film de found footage assez ludique, reprenant tous les tics de réalisation de ce genre d&#8217;exercice jusqu&#8217;à la caméra qui tombe au sol. Cela ne dure pas bien longtemps mais c&#8217;est amusant. Pour la suite, sans grande surprise on retrouve très précisément ce qui était attendu. <strong>Underworld: Nouvelle ère</strong> c&#8217;est comme les premiers, mais en plus gros. <em>Len Wiseman</em>, toujours au scénario, signe un récit en tous points inepte, aux enjeux dramatiques nuls quand ils ne sont pas grotesques, et construit son récit comme une succession étrange de séquences autonomes à la manière d&#8217;un vieux jeu vidéo au scénario raté. La conséquence d&#8217;un tel manque d&#8217;implication se traduit essentiellement sur le plan émotionnel. Ainsi, non seulement on n&#8217;a pas grand chose à faire de la &laquo;&nbsp;purge&nbsp;&raquo; dont sont victimes les vampires et lycans, l&#8217;analogie avec l&#8217;holocauste n&#8217;étant jamais vraiment travaillée, mais pire, il est impossible de ressentir quoi que ce soit pour le personnage central de Selene. Pourtant, on y apprend qu&#8217;elle est mère (une surprise pour elle également sauf qu&#8217;elle ne le montre jamais) et qu&#8217;elle se réveille après une longue période de cryogénisation. Il y avait matière à construire quelque chose d&#8217;intelligent mais cela n&#8217;est sans doute pas dans les cordes de <em>Len Wiseman</em> qui choisit de bâtir en lieu et place une suite quasi ininterrompue de séquences d&#8217;action toutes plus WTF les unes que les autres. Débile mais jouissif, c&#8217;est sans doute la meilleure façon de résumer cet <strong>Underworld: Nouvelle ère</strong> qui repousse les limites graphiques de la saga sans peur du mauvais goût et avec un sens de la pose qui risque d&#8217;agacer. Avec le retour de la belle <em>Kate Beckinsale</em>, <em>Björn Stein</em> et <em>Måns Mårlind</em> se font plaisir et la filment sous toutes les coutures, jouant astucieusement avec son sex appeal sans tomber dans la vulgarité qui était pourtant autorisée par un étonnant classement R. Tout en retenue dans une scène de nu habilement exécutée, les réalisateurs préfèrent se lâcher sans limites sur la violence et le gore, mettant à profit une tare de Selene encore une fois transformée en atout : elle vise très mal donc elle a droit à un flingue mitrailleur qui multiplie les balles à l&#8217;infini (enfin, ce n&#8217;est jamais dit mais bon&#8230;). Ainsi, <strong>Underworld: Nouvelle ère</strong> est une série B d&#8217;action qui laisse une place centrale aux gunfights tous plus fous les uns que les autres.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13814" title="underworld nouvelle ere 2" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/underworld-nouvelle-ere-2.jpg" alt="" width="600" height="406" /></p>
<p style="text-align: justify;">Avec sa photographie expressionniste aux teintes glaciales, son contraste gothique appuyé, <strong>Underworld: Nouvelle ère</strong> s&#8217;inscrit dans la continuité visuelle de la saga que les réalisateurs vont jusqu&#8217;à presque caricaturer tant ils poussent le style vers les extrêmes. Ainsi on ne compte plus les mouvements de grue emphatiques et les ralentis dans tous les sens qui étirent la ligne temporelle en permanence, faisant de la plupart des séquences d&#8217;action des moments autonomes souvent proches du clip. Qu’importe, ces séquences restent suffisamment bien chorégraphiées et découpées pour provoquer un plaisir immédiat un brin coupable, et tant pis pour la narration minable. <strong>Underworld: Nouvelle ère</strong> est un film qui cherche en permanence le plan iconique qui tue, le money shot de Selene et l&#8217;image gore coup de poing. Parfois ça fonctionne, parfois beaucoup moins, à l&#8217;image des effets visuels parfois superbes et parfois médiocres (ce plan sur la goupille de la grenade tout juste digne d&#8217;un <strong>Resident Evil</strong>). Mais dans l&#8217;ensemble il faut bien avouer qu&#8217;entre le charme fou de <em>Kate Beckinsale</em> dans sa tenue qui lui sied à ravir et les scènes d&#8217;action toutes plus folles les unes que les autres, dont un combat contre un lycan géant aux plans tout droit sortis de <strong>God of War</strong>, il y a de quoi prendre son pied malgré la bêtise absolue de son scénario, et ce jusqu&#8217;au final ouvert qui ne laisse aucun doute quant à la mise en chantier d&#8217;une nouvelle suite&#8230;</p>
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		<title>[Critique] The Moth Diaries (2011)</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 20:29:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Festival du Film Fantastique de Gérardmer 2012 : compétition. Avec son American Psycho féministe réalisé il y a maintenant 12 ans, Mary Harron passait complètement à côté du roman coup de poing de Bret Easton Ellis mais accouchait d&#8217;un film pas inintéressant par son traitement. Depuis, c&#8217;est un peu la traversée du désert avec principalement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Festival du Film Fantastique de Gérardmer 2012 : compétition.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avec son <strong>American Psycho</strong> féministe réalisé il y a maintenant 12 ans, <em>Mary Harron</em> passait complètement à côté du roman coup de poing de <em>Bret Easton Ellis</em> mais accouchait d&#8217;un film pas inintéressant par son traitement. Depuis, c&#8217;est un peu la traversée du désert avec principalement la réalisation de quelques épisodes de séries TV, de <strong>L World</strong> à <strong>Fear Itself</strong> en passant par <strong>Six Feet Under</strong>. Et pourtant la revoilà aux commandes de <strong>The Moth Diaries</strong>, adaptation du premier roman éponyme de <em>Rachel Klein</em> et qui a fait le bonheur des amatrices de bit lit outre atlantique avant de faire le malheur des quelques festivaliers qui ont la malchance de croiser ce machin à Toronto, Venise, Sitges ou Gérardmer (oui car en plus il fait le tour des festivals sans qu&#8217;on comprenne trop pourquoi). <strong>The Moth Diaries</strong> est une catastrophe qui ferait presque revoir à la hausse le jugement porté sur la déjà bien médiocre saga <a href="http://www.filmosphere.com/tag/twilight/"><strong>Twilight</strong></a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13808" title="the moth diaries 1" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/the-moth-diaries-1.jpg" alt="" width="600" height="401" /></p>
<p style="text-align: justify;">Avec son décor prometteur &#8211; un pensionnat pour filles &#8211; et sa note d&#8217;intention quasi immédiate qui cite les bases classiques de tout bon récit vampirique ou romantique, à savoir du sexe, du sang et de la mort, The Moth Diaries part pourtant sur des bases saines. Ou tout du moins solides. Cependant, les choses se gâtent au bout de cinq minutes avec une caractérisation des personnages grotesque et surtout une narration qui suit exactement ce qu&#8217;il ne faut pas faire au cinéma. Non seulement l&#8217;action à l’écran est rapidement ridicule, mais en plus <em>Mary Harron</em> fait tout raconter à son personnage principal qui lit son journal intime en voix off. Donc on entend ce qui va se passer puis on le voit. La conséquence est inévitable : on se fout complètement de ce qu&#8217;on voit. Puis vient ce moment où le spectateur imagine qu&#8217;il est devant une comédie, une parodie du genre un brin cynique car poussant la moquerie assez loin. Sauf que pas du tout, <strong>The Moth Diaries</strong> est un film très sérieux qui cherche à imprimer une ambiance oppressante (ratée) en se donnant une caution infaillible en citant ouvertement Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu, soit le récit qui inspira Bram Stoker pour Dracula. La référence n&#8217;est pas fortuite et va jusqu&#8217;à intégrer des séquence du classique dans le récit. D&#8217;une bêtise incroyable, <strong>The Moth Diaries</strong> multiplie les séquences grotesques et passe complètement à côté de tout ce qui est entrepris, avec une maîtrise de l&#8217;échec filmique et narratif qui laisse coi. Le romantisme de pacotille n&#8217;est finalement qu&#8217;un détail tant les personnages sont bêtes et mal écrits, à tel point que même un(e) fanatique de <strong>Twilight</strong> pourrait presque voir le subterfuge. Une poignée de minutes accompagnées de plans d&#8217;une insistance gênante efface d&#8217;entrée de jeu la révélation qui arrivera concrètement dans le dernier acte, multipliant cliché sur cliché sans le moindre respect pour le mythe. Alors certes tout cela reste plus fidèle au mythe du vampire que les étrons cinématographiques tirés des bouquins de <em>Stephenie Meyer</em>, avec l&#8217;illustration de la métaphore sur le passage de la fille à la femme, mais c&#8217;est d&#8217;une maladresse telle qu&#8217;on en vient à se demander si ce film a bien été réalisé par une femme. C&#8217;est incroyablement bête et vulgaire, des apparitions de <em>Lily Cole</em> (au moins quatre plans où elle lance son regard de méchante par dessus son épaule au cas où le spectateur n&#8217;aurait pas bien compris qu&#8217;elle représentait un danger) à cette embarrassante séquence des règles avec la tâche de sang sur le lit et la chemise de nuit. Il faut le voir pour le croire mais on atteint des sommets de mauvais goût. Pour le reste les sentiments adolescents sont vulgarisés au possible, les jeunes filles y sont soit débiles, soit faibles, soit excessivement jalouses. Le seul homme du film, interprété par l&#8217;inénarrable <em>Scott Speeman</em>, est un prof qui veut se taper son élève. On navigue en pleine caricature tout juste indigne d&#8217;un téléfilm de troisième zone, qui jongle avec les images du vampire et du fantôme sans le moindre respect et pire, sans rien y comprendre. À l&#8217;arrivée, c&#8217;est une catastrophe, une nullité qui se vautre dans tout le propos.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13809" title="the moth diaries 2" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/the-moth-diaries-2.jpg" alt="" width="600" height="362" /></p>
<p style="text-align: justify;">La volonté de faire un film adressé aux adolescentes pour leur parler intimement aboutit sur un échec. Grotesque, le film l&#8217;est jusque dans son discours simpliste et méprisable sur le suicide, traité par dessus la jambe et prouvant que <em>Mary Harron</em> n&#8217;a pas la moindre idée de quoi elle parle. Les personnages font tellement la girouette qu&#8217;ils se font le symbole d&#8217;un film sans direction précise, et ce jusque dans ce final incroyable. Là encore, difficile à réaliser mais <strong>The Moth Diaries</strong> contient le &laquo;&nbsp;climax&nbsp;&raquo; le plus minable vu depuis bien longtemps. Une telle absence d&#8217;enjeux, un tel désintérêt de la progression dramatique, c&#8217;est tout de même rare. Le mauvais goût de <strong>The Moth Diaries</strong> est partout. Ce film n&#8217;a globalement rien d&#8217;un film de cinéma tant il est grossier, avec sa photographie hideuse et sa musique poussive, ses flashbacks qui réinvente le concept de laideur de l&#8217;image et ses séquences de rêves surréalistes tellement mal fichues qu&#8217;elles en deviennent hilarantes (en tête, la douche de sang dans la bibliothèque, un grand moment). Mal monté, mal filmé, en majorité mal joué à part <em>Sarah Bolger</em> qui ne s&#8217;en sort pas si mal, <strong>The Moth Diaries</strong> prouve une bonne fois pour toutes que <em>Mary Harron</em> n&#8217;est rien. Elle qui réussit cet exploit incroyable de rendre <em>Lily Cole</em> moche et de lui faire perdre toute personnalité, et qui rate même ses scènes de poésie fantastique, l&#8217;envol des deux filles étant d&#8217;un ridicule inimaginable. Moche et bête.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n&#8217;y a pas encore de bande-annonce pour le film.</p>
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		<title>[Critique] Le Territoire des loups (2012)</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 09:07:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après un retour aux sources de la comédie d&#8217;action over the top &#8211; genre dans lequel il faisait ses débuts en 1998 avec Blood, Guts, Bullets and Octane &#8211; avec Mi$e à prix puis L&#8217;agence tous risques, deux bouts de péloche dont la bêtise relative n&#8217;avait d&#8217;équivalent qu&#8217;une maestria technique ahurissante et une générosité de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après un retour aux sources de la comédie d&#8217;action over the top &#8211; genre dans lequel il faisait ses débuts en 1998 avec <strong>Blood, Guts, Bullets and Octane</strong> &#8211; avec <a title="[Critique] Mi$e à prix (2006)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-mise-a-prix-smokin-aces-2006/"><strong>Mi$e à prix</strong></a> puis <a title="[Critique] L’Agence Tous Risques (2010)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-l-agence-tous-risques-the-a-team-2010/"><strong>L&#8217;agence tous risques</strong></a>, deux bouts de péloche dont la bêtise relative n&#8217;avait d&#8217;équivalent qu&#8217;une maestria technique ahurissante et une générosité de chaque instant dans le grand n&#8217;importe quoi,<em> Joe Carnahan</em> revient à ce pour quoi il semble véritablement taillé. C&#8217;est en 2002 que le californien mettait tout le monde, ou presque, d&#8217;accord avec <strong>Narc</strong>, grand polar d&#8217;une noirceur rare, brutal, au traitement qui faisait de <em>Joe Carnahan</em> une sorte d&#8217;héritier de <em>William Friedkin</em> dont l&#8217;ombre bienfaisante planait sur chaque plan du film. 10 ans plus tard, s&#8217;il troque les rues glauques de Detroit pour l&#8217;immensité enneigée de l&#8217;Alaska, il retrouve pourtant ce qui faisait le feu sacré de <strong>Narc</strong> et signe un film incroyable de bout en bout porté par un <em>Liam Neeson</em> qu&#8217;on n&#8217;avait plus vu aussi bon depuis des lustres. La claque.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13801" title="Le Territoire des loups 1" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/le-territoire-des-loups-1.jpg" alt="" width="600" height="399" /></p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il fallait résumer <strong>Le Territoire des loups</strong> à quelques mots, ce serait brutal et irrespirable. Embrassant complètement un genre qui n&#8217;avait plus rien d&#8217;original à proposer depuis bien longtemps, le survival, <em>Joe Carnahan</em> y apporte un vrai regard d&#8217;auteur aussi jusqu’au-boutiste qu&#8217;intelligent, car porté sur la symbolique et la métaphore autant que sur l&#8217;efficacité du premier degré. Toutes proportions gardées, car il n&#8217;en est pas encore au niveau d&#8217;excellence de <em>John Boorman</em>, <strong>Le Territoire des loups</strong> représente peut-être le film le plus abouti sur la confrontation entre l&#8217;homme et la nature depuis <strong>Délivrance</strong>. Les loups, présents du début à la fin, passé une introduction bouleversante et un crash d&#8217;avion d&#8217;une puissance terrible, symboles d&#8217;une menace mortelle et d&#8217;un destin déjà scellé par une mère nature revancharde, ne sont pas de simples prédateurs. Exécuteurs d&#8217;une justice suprême qui condamne les hommes les uns après les autres, violemment et sans autre forme de procès, mais qui en même temps participent à épurer le personnage principal jusqu&#8217;à le nettoyer de tous ses vices et pêchés et le mener jusqu&#8217;à sa confrontation avec une entité suprême. Les loups du <strong>Territoire des loups</strong> sont ainsi à rapprocher du requin de l&#8217;autre grand film construit pour aboutir sur un duel de l&#8217;homme face à la nature incarnée en animal presque fantastique, <a title="[Critique] Les Dents de la mer (1975)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-les-dents-de-la-mer-1975/"><strong>Les Dents de la mer</strong></a>. <em>Boorman</em> et <em>Spielberg</em>, <em>Joe Carnahan</em> choisit plutôt bien ses parrains inconscients de cinéma pour son survival schizophrène en plein enfer blanc. Avec une vision très premier degré, le film fonctionne également sur le plan d&#8217;un réalisme sauvage à deux-trois exceptions près (dont un saut un brin surréaliste entre deux montagnes) et essouffle le spectateur dans un décor tellement immense et une situation tellement désespérée qu&#8217;ils provoquent une véritable sensation de peur primale. Peur ponctuée de séquences qui font froid dans le dos, notamment lors des attaques des loups toujours impressionnantes et aux conséquences effroyables. <em>Joe Carnahan</em> n&#8217;a pas peur de montrer la violence et la tripaille sans qu&#8217;elles soient un quelconque aboutissement, mais une simple étape sur le chemin vers une perte totale d&#8217;humanité, un retour à l&#8217;état initial, animal, instinctif. Difficile de faire plus juste pour illustrer le concept même de survie, la vraie, celle qui implique des choix radicaux pour s&#8217;alimenter et maintenir une température corporelle essentielle. Alternant violence fulgurante et plages mélancoliques à coups de flashbacks oniriques pour créer une épaisseur supplémentaire au personnage de <em>Liam Neeson</em>, <strong>Le Territoire des loups</strong> livre également une réflexion intense sur le deuil et la destruction qu&#8217;il provoque chez l&#8217;homme, un discours d&#8217;autant plus troublant que <em>Liam Neeson</em> a vraiment perdu sa femme il y a peu, la réalité rencontrant brutalement la fiction pour un résultat bouleversant. C&#8217;est à travers la quantité de personnages secondaires, tous traités à la même mesure, bien écrits et représentant chacun de façon presque symbolique une facette de l&#8217;être humain, <em>Joe Carnahan</em> construit un discours d&#8217;une cohérence extrême sur comment aborder la mort, comment l&#8217;accepter, comment s&#8217;y résigner, comment la combattre. La religion et la lutte sont au centre des débats, toutes les pistes de la survie sont explorées comme autant de branches impossibles à atteindre, <strong>Le Territoire des loups</strong> abordant tout de même un ton extrêmement pessimiste au final. Et ce même si le duel final, badass au possible jusque dans ce dernier plan d&#8217;une puissance évocatrice incroyable, laisse une légère place au doute et à l&#8217;espoir.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13806" title="le territoire des loups" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/le-territoire-des-loups-2.jpg" alt="" width="600" height="399" /></p>
<p style="text-align: justify;">Cherchant à provoquer des réactions tout aussi épidermiques et instinctives chez le spectateur, <em>Joe Carnahan</em> ne le ménage pas. Il retrouve cette mise en scène caméra à l&#8217;épaule, ce grain prononcé, cette photographie radicale, qui faisaient la force de <strong>Narc</strong>. Atteignant des pics de pression parfois insupportables, incroyablement brutal dans les attaques des loups souvent hardcores et toujours en mouvement pour perturber l&#8217;équilibre visuel, <strong>Le Territoire des loups</strong> prend la forme d&#8217;une expérience de cinéma assez rare car en appelant à quelque chose de profond et enfoui chez le spectateur : comprendre la notion de survie. Pour cela il n&#8217;hésite pas à briser la frontière entre les hommes et les loups, traitant les premiers comme une meute se cherchant un leader pour établir un semblant de société primaire. Le résultat est un uppercut surpuissant aux images incroyables. On en ressort groggy d&#8217;avoir vécu un tel choc frontal, impressionné par un <em>Liam Neeson</em> tout simplement gigantesque comme jamais et un<em> Joe Carnahan</em> qui n&#8217;est jamais aussi bon que quand il arrête de s&#8217;amuser. Vraiment intense, à l&#8217;image comme derrière.</p>
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