<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" media="screen" href="/~d/styles/rss2full.xsl"?><?xml-stylesheet type="text/css" media="screen" href="http://feeds.feedburner.com/~d/styles/itemcontent.css"?><rss xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:feedburner="http://rssnamespace.org/feedburner/ext/1.0" version="2.0">

<channel>
	<title>Filmosphere</title>
	
	<link>http://www.filmosphere.com</link>
	<description>Critiques cinéma sans frontières</description>
	<lastBuildDate>Tue, 21 Feb 2012 15:29:06 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=</generator>
		<atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="self" type="application/rss+xml" href="http://feeds.feedburner.com/Filmosphere" /><feedburner:info uri="filmosphere" /><atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="hub" href="http://pubsubhubbub.appspot.com/" /><feedburner:emailServiceId>Filmosphere</feedburner:emailServiceId><feedburner:feedburnerHostname>http://feedburner.google.com</feedburner:feedburnerHostname><item>
		<title>[Critique] Bullhead (2011)</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Filmosphere/~3/n2WyzNrv_2c/</link>
		<comments>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-bullhead-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 20 Feb 2012 22:47:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Best Of 2012]]></category>
		<category><![CDATA[22 février 2012]]></category>
		<category><![CDATA[Ad Vitam]]></category>
		<category><![CDATA[Barbara Sarafian]]></category>
		<category><![CDATA[David Murgia]]></category>
		<category><![CDATA[Frank Lammers]]></category>
		<category><![CDATA[Jeanne Dandoy]]></category>
		<category><![CDATA[Jeroen Perceval]]></category>
		<category><![CDATA[Kris Cuppens]]></category>
		<category><![CDATA[Matthias Schoenaerts]]></category>
		<category><![CDATA[Michael R. Roskam]]></category>
		<category><![CDATA[Sam Louwyck]]></category>
		<category><![CDATA[spotlight]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.filmosphere.com/?post_type=con_movie_reviews&amp;p=13911</guid>
		<description><![CDATA[Rarement l&#8217;expression &#171;&#160;film phénomène&#160;&#187; aura trouvé plus juste utilisation qu&#8217;avec Bullhead, le premier long métrage de Michael R. Roskam. Bête de festivals, étrange objet cinématographique sorti de nulle part et écrasant tout sur son passage, Bullhead se situe à la lisière entre le drame rural intimiste et le thriller mafieux en plein milieu du trafic [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Rarement l&#8217;expression &laquo;&nbsp;film phénomène&nbsp;&raquo; aura trouvé plus juste utilisation qu&#8217;avec <strong>Bullhead</strong>, le premier long métrage de <em>Michael R. Roskam</em>. Bête de festivals, étrange objet cinématographique sorti de nulle part et écrasant tout sur son passage, <strong>Bullhead</strong> se situe à la lisière entre le drame rural intimiste et le thriller mafieux en plein milieu du trafic d&#8217;hormones. Pesant, <strong>Bullhead</strong> l&#8217;est dès son premier plan avec ce paysage et cette voix off qui donnent le ton d&#8217;un pessimisme qui ne faiblira jamais, transformant l&#8217;expérience en quelque chose de véritablement éprouvant, voire bouleversant. <strong>Bullhead</strong>, littéralement &laquo;&nbsp;Tête de bœuf&nbsp;&raquo;, c&#8217;est un drôle de film qui échappe aux conventions de rythme et d&#8217;image, qui prend le temps de placer ses personnages dans le décor et de les construire, qui les couvre de toute l&#8217;affection du monde mais n&#8217;hésite pas à les détruire, un premier film qui semble être l’œuvre d&#8217;un cinéaste majeur tant la narration, la mise en scène et la direction d&#8217;acteurs y sont remarquables, une leçon de cinéma par un nouveau venu, un film qui prouve qu&#8217;il existe un monde entre la France et la Belgique, terre du grand cinéma atypique et audacieux.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13913" title="bullhead 1" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/bullhead-1.jpg" alt="" width="600" height="337" /></p>
<p style="text-align: justify;">Tout est dualité dans <strong>Bullhead</strong>, de la construction narrative aux personnages, en passant le traitement visuel. Le premier effort considérable vient de son scénario, clairement. Avec le personnage de Jacky, introduit dès l&#8217;ouverture comme une brute monstrueuse shootée aux anabolisants, le film s&#8217;ouvre sur le registre du thriller mâtiné de comédie noire (les garagistes wallons) en braquant le projecteur sur une série de personnages tous plus sombres les uns que les autres, assez avares en paroles et constituant au fur et çà mesure le puzzle d&#8217;un univers méconnu. <strong>Bullhead</strong> gardera en permanence cette intrigue policière en sous-texte, entre meurtre de policier, trafic de bagnoles et trafic d&#8217;hormones dans l&#8217;industrie de la viande, comme un écho général à ce qui semble vraiment intéresser <em>Michael R. Roskam</em>, le drame pur et dur. Au centre de cette tragédie infernale, c&#8217;est bien le destin hors normes de Jacky, dont le personnage va se dessiner au fil des bobines comme un écorché vif, impulsif et drogué, incapable de communiquer et socialement inadapté, à la limite de l&#8217;autisme. C&#8217;est le temps d&#8217;un long flashback central que tous les enjeux s&#8217;éclairent. <strong>Bullhead</strong> s&#8217;inscrit alors dans le chemin tracé par tous ces grands films sur le traumatisme de l&#8217;enfance et ses conséquences terribles sur la construction de l&#8217;adulte, de<strong> Sleepers</strong> à <a title="[Critique] Mysterious Skin (2004)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-mysterious-skin-2004/"><strong>Mysterious Skin</strong></a>, en passant par <strong>Mystic River</strong>. Au détour d&#8217;une séquence d&#8217;une brutalité telle qu&#8217;elle ne quittera plus l&#8217;esprit du spectateur, un acte d&#8217;une violence inouïe et qui tout à coup redéfinit l&#8217;ensemble des personnages et du film, tout prend une autre ampleur. <strong>Bullhead</strong> passe du statut de film noir atypique par son mélange des genres et son univers à grand film à l&#8217;ampleur dramatique insoupçonnée. En remettant ainsi en cause le portrait de Jacky qu&#8217;il avait réussi à imposer insidieusement au spectateur, <em>Michael R. Roskam</em> tente un coup de poker formidable et bouleverse toutes les certitudes. Car ce sont également les personnages qui gravitent autour de lui qui se retrouvent modifiés en profondeur, ainsi que leurs relations qui passent d&#8217;une extrême à l&#8217;autre.<strong> Bullhead</strong> devient un monument tragique, la pellicule se retrouve imprimée d&#8217;une tristesse à laquelle on n&#8217;était pas préparé et qui ne disparaitra plus jusque dans le final d&#8217;un pessimisme infini. <em>Michael R. Roskam</em> parvient à créer un tel lien d&#8217;affection entre le spectateur et son personnage principal, une véritable relation qui évolue considérablement pendant les deux heures, que son propos devient bouleversant. Tantôt attendri, tantôt révolté, tantôt dans la même douleur, on se trouve surtout très proche de lui, terrassé par son histoire terrible. Les plus beaux drames sont ceux qui provoquent une véritable identification, celle de <strong>Bullhead</strong> est telle qu&#8217;il touche en plein cœur et ne nous lâche plus que dans ce final noir à en pleurer.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13914" title="bullhead 2" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/bullhead-2.jpg" alt="" width="600" height="337" /></p>
<p style="text-align: justify;">Merveille d&#8217;écriture et de construction, <strong>Bullhead</strong> est également un morceau de mise en scène assez sidérant. <em>Michael R. Roskam</em> construit une œuvre rigoureuse aux cadres précis et compose entre succession de travellings au large et gros plans en longue focale pour à la fois isoler ses personnages, les scruter en profondeur mais surtout imprimer ce que le cinéma peut avoir de plus beau : un bouleversement des sens. <strong>Bullhead</strong> est un drame, un thriller, oui, mais c&#8217;est du pur cinéma sensitif, une approche qui passe par la mise en scène, la lumière et la bande son. Du cinéma qui prend au cœur et aux tripes sans avoir l&#8217;air de prendre la pose, simplement juste dans son rapport au sujet, tout en sensibilité et en contrastes, du cinéma également d&#8217;une noirceur peu commune. Et tout cela sans perdre de vue qu&#8217;il a une histoire à raconter et qu&#8217;elle va alimenter en permanence l&#8217;écriture de son personnage central. <em>Michael R. Roskam</em> trouve également chez son acteur principal <em>Matthias Schoenaerts</em>, massif, troublant, tout en finesse, l&#8217;écrin magnifique pour son propos. S&#8217;il fallait chercher la petite bête, il faut bien avouer que <em>Jeanne Dandoy</em> est complètement à côté de la plaque. Pour tout le reste, ce festival de premières fois, pour le réalisateur/scénariste, son directeur de la photo, son compositeur, pour toute une équipe, est l&#8217;exemple brillantissime de ce qui doit être fait au cinéma, dans le grand cinéma. Un uppercut émotionnel auquel on ne s&#8217;attendait pas, et la naissance éclatante d&#8217;un talent tout simplement immense.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/13kd02w-NMA?rel=0" frameborder="0" width="620" height="345"></iframe></p>
<p style="text-align: right;"><em>Crédits photos : Nicolas Karakatsanis</em></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Filmosphere/~4/n2WyzNrv_2c" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-bullhead-2011/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-bullhead-2011/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Premios Goya 2012 : les résultats</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Filmosphere/~3/LSfWG__UfKo/</link>
		<comments>http://www.filmosphere.com/2012/02/premios-goya-2012-les-resultats/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 20 Feb 2012 08:06:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actus]]></category>
		<category><![CDATA[Cérémonies]]></category>
		<category><![CDATA[Blackthorn]]></category>
		<category><![CDATA[La Piel que Habito]]></category>
		<category><![CDATA[No habrá paz para los malvados]]></category>
		<category><![CDATA[Premios Goya]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.filmosphere.com/?p=13915</guid>
		<description><![CDATA[Hier soir à Madrid se tenait la 26ème cérémonie des Premios Goya, la première avec Enrique González Macho (essentiellement producteur) en tant que président de l&#8217;académie, la première présentée par la comique Eva Hache. Une cérémonie globalement jugée comme soporifique, qui prouva en l&#8217;espace de cinq minutes que LE présentateur idéal n&#8217;est autre que l&#8217;incroyable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Hier soir à Madrid se tenait la 26ème cérémonie des <strong>Premios Goya</strong>, la première avec <em>Enrique González Macho</em> (essentiellement producteur) en tant que président de l&#8217;académie, la première présentée par la comique <em>Eva Hache</em>. Une cérémonie globalement jugée comme soporifique, qui prouva en l&#8217;espace de cinq minutes que LE présentateur idéal n&#8217;est autre que l&#8217;incroyable <em>Santiago Segura</em>, une cérémonie qui aura vue l&#8217;irruption contrôlée d&#8217;un membre des anonymous, mais qui aura également, le temps d&#8217;un discours comme une réponse cinglante et conservatrice, mis à mal cet incroyable cri de détresse lancé par le président sortant l&#8217;année dernière, <em>Alex de la Iglesia</em> (<a href="http://www.dailymotion.com/video/xh2dq7_discours-d-alex-de-la-iglesia-aux-goya-2011-vost-vf_news"><strong>revoir ce discours incroyable</strong></a>). Pour <em>Enrique González Macho</em>, même s&#8217;il déclare que &laquo;&nbsp;nous sommes tous des internautes&nbsp;&raquo;, dans le tissu économique cinématographique espagnol, internet n&#8217;a pas encore sa place en n&#8217;apportant aucun financement. Ce discours fort et offensif semblait directement adressé à <em>Alex de la Iglesia</em>, présent dans la salle pour les deux nominations de<strong> La chispa de la vida</strong>, affirmant que l&#8217;académie opte pour la voie la moins porteuse d&#8217;avenir au milieu de la crise qui frappe le pays de plein fouet.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft  wp-image-13917" title="no habra paz para los malvados poster" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/no-habra-paz-para-los-malvados-poster.jpg" alt="" width="175" height="250" />Côté récompenses, le grand gagnant de la soirée &#8211; qui n&#8217;a pas de distributeur en France alors qu&#8217;il est sorti en Espagne en septembre dernier &#8211; est l&#8217;attendu <strong>No habrá paz para los malvados</strong> d&#8217;<em>Enrique Urbizu</em> (scénariste de <strong>La Neuvième porte</strong> et réalisateur de <strong>Box 507</strong>) qui repart avec 6 statuettes dont 4 majeures (Meilleur film, Meilleur réalisateur, meilleur acteur pour <em>José Coronado</em> et Meilleur scénario original, ainsi que meilleur montage et Meilleur son).</p>
<p style="text-align: justify;">Avec 4 prix chacun on retrouve <a title="[Critique] La Piel que Habito (2011)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-la-piel-que-habito-2011/"><strong>La Piel que Habito</strong></a> (Meilleure actrice pour <em>Elena Anaya</em> et Meilleur espoir masculin pour <em>Jan Cornet</em>, les deux interprétant le même personnage, ainsi que Meilleure musique et Meilleurs maquillages et coiffures) et <a title="[Critique] Blackthorn (2011)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-blackthorn-2011/"><strong>Blackthorn</strong></a> qui ne gagne aucun prix majeur, repartant avec la Meilleure photographie, la Meilleure direction artistique, les meilleurs costumes et la Meilleure directiond e production.</p>
<p style="text-align: justify;">Les prix restant reviennent à <strong>La Voz dormida</strong> de <em>Benito Zambrano</em> (réalisateur du magnifique <strong>Solas</strong> en 1999) qui rafle 3 Goyas (Meilleur second rôle féminin et espoir féminin pour <em>Ana Wagener</em> et <em>María León</em> ainsi que meilleure chanson), le beau <strong>Eva</strong> de <em>Kike Maíllo</em> qui poursuit sa moisson de récompenses avec le titre de Meilleur jeune réalisateur, le Meilleur second rôle masculin pour<em> Lluís Homar</em> et les Meilleurs effets spéciaux tandis qu&#8217;<strong>Arrugas</strong> d&#8217;<em>Ignacio Ferreras</em> remporte les Goyas de Meilleur film d&#8217;animation et Meilleur scénario adapté.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour tout ce qui se passe hors d&#8217;Espagne, <a title="[Critique] The Artist (2011)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-the-artist-2011/"><strong>The Artist</strong></a> remporte le Goya de Meilleur film européen et <strong>El Chino</strong> celui de Meilleur film étranger en langue espagnole.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Isabel Coixet</em>, grande habituée de la cérémonie, repart quant à elle avec le Goya du Meilleur film documentaire pour <strong>Escuchando al Juez Garzón,</strong> confession/procès du célèbre juge Garzón, condamné à 11 ans d&#8217;interdiction d&#8217;exercer pour avoir lancé des écoutes illégales dans le cadre d&#8217;une enquête sur les disparus du franquisme.</p>
<p style="text-align: justify;">En espérant qu&#8217;on puisse rapidement voir, et sur grand écran s&#8217;il vous plait, le grand vainqueur <strong>No habrá paz para los malvados</strong>&#8230; (d&#8217;ailleurs si quelqu&#8217;un veut bien sortir la séries des<strong> Torrente</strong> aussi, merci)</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/5kRdMZ-e1z4?rel=0" frameborder="0" width="620" height="345"></iframe></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Filmosphere/~4/LSfWG__UfKo" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.filmosphere.com/2012/02/premios-goya-2012-les-resultats/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.filmosphere.com/2012/02/premios-goya-2012-les-resultats/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Best Of des blogs cinéma de la semaine n°20</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Filmosphere/~3/XmjOWfTCUcE/</link>
		<comments>http://www.filmosphere.com/2012/02/best-of-des-blogs-cinema-de-la-semaine-n20/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 18:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Best of Blogs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.filmosphere.com/?p=13919</guid>
		<description><![CDATA[Ce dimanche au menu du best-of&#8230; Cinefeed : Box-office US, gros démarrage pour The Vow Cineblogywood : Dix Hivers à Venise &#8211; Ti amo&#8230; moi non plus Hollywood &#38; Co : Critique: Target Et parce que ça ne fait pas de mal, écoutez Kaboom l&#8217;émission.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce dimanche au menu du best-of&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.cinefeed.com/index.php/2012/02/12/1318--box-office-us-demarrage-du-10-02-gros-demarrage-pour-the-vow"><strong>Cinefeed : Box-office US, gros démarrage pour The Vow</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogywoodland.blogspot.com/2012/02/dix-hivers-venise-ti-amo-moi-non-plus.html"><strong>Cineblogywood : Dix Hivers à Venise &#8211; Ti amo&#8230; moi non plus</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.hollywoodandco.com/article-critique-target-98948306.html"><strong>Hollywood &amp; Co : Critique: Target</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;">Et parce que ça ne fait pas de mal, écoutez <a href="http://kaboomemission.com/emission.php"><strong>Kaboom l&#8217;émission</strong></a>.</p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Filmosphere/~4/XmjOWfTCUcE" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.filmosphere.com/2012/02/best-of-des-blogs-cinema-de-la-semaine-n20/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.filmosphere.com/2012/02/best-of-des-blogs-cinema-de-la-semaine-n20/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>[Critique] Sécurité rapprochée (2012)</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Filmosphere/~3/voZnd5EKIkw/</link>
		<comments>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-securite-rapprochee-2012/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 09:45:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
		<category><![CDATA[22 février 2012]]></category>
		<category><![CDATA[brendan gleeson]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Espinosa]]></category>
		<category><![CDATA[Denzel Washington]]></category>
		<category><![CDATA[Nora Arnezeder]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Patrick]]></category>
		<category><![CDATA[Rubén Blades]]></category>
		<category><![CDATA[ryan reynolds]]></category>
		<category><![CDATA[Sam Shepard]]></category>
		<category><![CDATA[spotlight]]></category>
		<category><![CDATA[Universal Pictures International France]]></category>
		<category><![CDATA[Vera Farmiga]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.filmosphere.com/?post_type=con_movie_reviews&amp;p=13906</guid>
		<description><![CDATA[Un temps placé en quatrième position de la fameuse &#171;&#160;liste noire&#160;&#187; de 2010, à savoir les meilleurs scénarios de l&#8217;année non produits (avec notamment Argo et Stoker qui sont finalement réalisés par Ben Affleck et Park Chan-wook), Sécurité rapprochée est à la fois un des rares films s&#8217;intéressant directement au concept de &#171;&#160;planque&#160;&#187;, d&#8217;où le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un temps placé en quatrième position de la fameuse &laquo;&nbsp;liste noire&nbsp;&raquo; de 2010, à savoir les meilleurs scénarios de l&#8217;année non produits (avec notamment <strong>Argo</strong> et <strong>Stoker</strong> qui sont finalement réalisés par <a href="http://www.filmosphere.com/movie-director/ben-affleck/"><em>Ben Affleck</em></a> et <a href="http://www.filmosphere.com/movie-director/park-chan-wook-2/"><em>Park Chan-wook</em></a>), <strong>Sécurité rapprochée</strong> est à la fois un des rares films s&#8217;intéressant directement au concept de &laquo;&nbsp;planque&nbsp;&raquo;, d&#8217;où le <strong>Safe House</strong> du titre original, et le premier essai américain du suédois <em>Daniel Espinosa</em> qui nous avait plutôt surpris avec son ambitieux <a title="[Critique] Easy Money (2010)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-easy-money-snabba-cash-2010/"><strong>Easy Money</strong></a>, film de gangster classique à la mise en scène très classieuse de par son passif de photographe. <strong>Sécurité rapprochée</strong> c&#8217;est le grand bain et le saut dans le vide en même temps. Un scénario qui a beaucoup tourné et sur lesquels sont braqués les projecteurs, un très gros casting, un genre tellement balisé qu&#8217;il peut rendre n&#8217;importe quelle bonne idée en artifice clinquant dans un océan de déjà vu, un pari donc. Et on peut dire que <em>Daniel Espinosa</em> n&#8217;a pas baissé son froc et signe un thriller d&#8217;action-espionnage de haut vol qui ne révolutionne rien du tout mais s&#8217;impose par son efficacité et sa forme des plus appliquées.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13908" title="securite rapprochee 1" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/securite-rapprochee-1.jpg" alt="" width="600" height="482" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sécurité rapprochée</strong> plonge rapidement le spectateur dans le bain de ce que sera la totalité du film, à savoir une succession quasi ininterrompue de plages de rythme diamétralement opposées avec des séquences d&#8217;action toutes plus efficaces les unes que les autres et ponctuées de visions beaucoup plus intimes comme des respirations dans un thriller qui va à 200 à l&#8217;heure. Seule ombre au tableau, il est signé d&#8217;un jeune réalisateur qui n&#8217;a pas encore l&#8217;audace (ou tout simplement la possibilité au sein d&#8217;un studio) de pousser les choses trop loin et doit se contenter d&#8217;assurer dans son chemin tout tracé. Qu&#8217;importe, <strong>Sécurité rapprochée</strong> renoue avec une certaine idée de la série B d&#8217;action qui échoue aujourd&#8217;hui généralement en direct-to-DVD, sans doute sauvé par son casting 5 étoiles. Avec un scénario ultra basique &#8211; un rookie de la CIA doit assurer le contrôle d&#8217;un ancien de l&#8217;agence, ils sont attaqués, il va beaucoup apprendre sur sa propre maison &#8211; on a l&#8217;heureuse sensation de replonger dans ces productions généreuses dans années 90, où on se foutait un peu de la cohérence du récit ou de la construction des personnages avec pour seule ambition un divertissement de qualité. Et avec <strong>Sécurité rapprochée</strong> il faut bien avouer que le public en a pour son argent quand il va voir le film, il correspond tout à fait au produit vendu. Bien entendu on aurait aimé être un peu surpris mais on se contentera d&#8217;un scénario dont les ressorts principaux ont tendance à vite s&#8217;émousser tandis la construction dramatique ne perd jamais ce petit air de déjà vu. Accomplissement personnel d&#8217;un rookie prometteur mais muselé, guerre entre services, paranoïa et théorie du complot sont au centre de ce morceau de thriller qui doit essentiellement à son traitement de l&#8217;action, car ce qu&#8217;il raconte sur la corruption au sein de la CIA, c&#8217;est là aussi du déjà vu des centaines de fois. Mais ça tient la route. Passé le manque d&#8217;originalité général, passées quelques facilités scénaristiques un peu gênantes pour aider le héros, passées des séquences émotion parfois ridicules, on se prend au jeu. <em>Daniel Espinosa</em> maîtrise parfaitement sa narration, le jeu entre le terrain de l&#8217;action et la salle de contrôle de la CIA, l&#8217;enchaînement de ses séquences. <strong>Sécurité rapprochée</strong> est la preuve que cette recette fonctionne toujours quand elle est bien exécutée, tout comme il l&#8217;avait fait sur <strong>Easy Money</strong> avec le film de gangster. Bien sur le risque est de livrer un film aussi vite vu aussi vite oublié, et c&#8217;est un peu le problème ici, mais le plaisir immédiat est bien présent, d&#8217;autant plus qu&#8217;une poignée de scènes sont carrément impressionnantes.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13909" title="securite rapprochee 2" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/securite-rapprochee-2.jpg" alt="" width="600" height="529" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Daniel Espinosa</em> sait gérer son espace et utiliser la topographie des lieux de l&#8217;action. Ainsi, ce qui ressemble parfois à une production Silver ou Bruckheimer des 90&#8242;s, avec explosions à gogo et profusion de décors exotiques, échanges de balles sévères et vision de la Défense étriquée, n&#8217;en reste pas moins un modèle de construction et de découpage. Sur les 1h30 d&#8217;un récit ramassé, on trouve quatre à cinq séquences d&#8217;action vraiment spectaculaires. Entre une poursuite urbaine en bagnole éreintante et interminable, une autre à pied à travers la township de Langa (comme un écho de la séquence de la favela de <strong>Bad Boys II</strong> / <a title="[Critique] Police Story (1985)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-police-story-1985/"><strong>Police Story</strong></a> mais à l&#8217;horizontale) ou toute la pression qui émerge de la scène d&#8217;évasion au Green Point Stadium, <em>Daniel Espinosa</em> sait ce qu&#8217;il a à faire et le fait bien. <strong>Sécurité rapprochée</strong>, film hybride venu d&#8217;une autre époque, situé quelque part entre la brutalité noire de <strong>Narc</strong>, le budy movie type <em>Shane Black</em>, l&#8217;humour en moins, l&#8217;actioner ludique et le thriller stylisé à la <em>Tony Scott</em>, assure un spectacle très haut de gamme à défaut de marquer durablement les esprits. C&#8217;est que le film a de la gueule, même si parfois l&#8217;héritage &laquo;&nbsp;Greengrassien&nbsp;&raquo; du directeur de la photographie <em>Oliver Wood</em> se fait trop sentir, avec son grain très prononcé, sa surexposition, ses couleurs vives et ses contrastes appuyés. Là encore on est entre la noirceur de <strong>Narc</strong> et le style over the top de <a title="[Critique] Man on Fire (2004)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-man-on-fire-2004/"><strong>Man on Fire</strong></a>, avec une identité graphique marquée qui vient clairement du background de photographe du réalisateur, toujours à la recherche de la belle image y compris dans la violence brute. Côté casting c&#8217;est sans grande surprise si ce n&#8217;est un <em>Ryan Reynolds</em> nettement moins mauvais que dans les 3/4 de ses films, il y est même plutôt bon. Tan dis que <em>Denzel Washington</em> reste dans sa composition habituelle de ces 10 dernières années (celle de chez <em>Tony Scott</em> donc) et que le reste de ce beau casting donne ses lettres de noblesse à une série B qui ne révolutionne rien mais s&#8217;avère suffisamment efficace en terme d&#8217;action et burnée dans sa violence pour s&#8217; imposer comme une récréation des plus plaisantes.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/1Nf04RDUF5s?rel=0" frameborder="0" width="620" height="345"></iframe></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Filmosphere/~4/voZnd5EKIkw" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-securite-rapprochee-2012/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-securite-rapprochee-2012/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>[Critique] Ghost Rider: L’Esprit de Vengeance (2011)</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Filmosphere/~3/kdmpBTX7_4U/</link>
		<comments>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-ghost-rider-lesprit-de-vengeance-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 07:30:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
		<category><![CDATA[15 février 2012]]></category>
		<category><![CDATA[brian taylor]]></category>
		<category><![CDATA[Christopher Lambert]]></category>
		<category><![CDATA[Ciarán Hinds]]></category>
		<category><![CDATA[Fergus Riordan]]></category>
		<category><![CDATA[Idris Elba]]></category>
		<category><![CDATA[Johnny Whitworth]]></category>
		<category><![CDATA[mark neveldine]]></category>
		<category><![CDATA[nicolas cage]]></category>
		<category><![CDATA[SND]]></category>
		<category><![CDATA[Spencer Wilding]]></category>
		<category><![CDATA[spotlight]]></category>
		<category><![CDATA[Violante Placido]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.filmosphere.com/?post_type=con_movie_reviews&amp;p=13888</guid>
		<description><![CDATA[Le Ghost Rider n&#8217;est sans doute pas le personnage Marvel le plus intéressant au niveau dramatique. C&#8217;est pourquoi entre les mains d&#8217;un tâcheron tel que Mark Steven Johnson (le type qui a réussi l&#8217;exploit insensé de rendre Daredevil ridicule), sans aucune ambition visuelle et sans aucune âme de cinéaste, cela a donné une des plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le Ghost Rider n&#8217;est sans doute pas le personnage Marvel le plus intéressant au niveau dramatique. C&#8217;est pourquoi entre les mains d&#8217;un tâcheron tel que <em>Mark Steven Johnson</em> (le type qui a réussi l&#8217;exploit insensé de rendre <strong>Daredevil</strong> ridicule), sans aucune ambition visuelle et sans aucune âme de cinéaste, cela a donné une des plus fades &#8211; et mauvaises &#8211; adaptations de comics vues depuis les débuts de cette vague (2000-2002, <strong>X-men</strong> et <strong>Spider-Man</strong>). Quelle drôle d&#8217;idée au sein de la maison des idées que de relancer une adaptation cinématographique de l&#8217;univers de cet anti-héros maudit jusque sur la pellicule. Quelle idée carrément inconsciente que de refiler le bébé au duo de réalisateurs les plus fous d&#8217;Hollywood. Et pourtant, à bien y regarder, <strong>Ghost Rider: L&#8217;Esprit de Vengeance</strong> ressemble à s&#8217;y méprendre à une succession d&#8217;idées tellement dingues, tellement improbables, d&#8217;un tel mauvais goût et d&#8217;un tel excès qu&#8217;on frôle à plusieurs reprises le génie pur. Accueilli par des torrents de haine critique lors de sa présentation à Austin, à tel point que la presse s&#8217;est pris des embargos considérables dans la majorité des pays qui allaient le diffuser, voire une absence de projections pour la presse en France, le quatrième long métrage de <em>Brian Taylor</em> et <em>Mark Neveldine</em>, <strong>Ghost Rider: L&#8217;Esprit de Vengeance</strong> n&#8217;est certes pas un grand film, ni même véritablement un bon film, mais il constitue un tel doigt d&#8217;honneur lancé à la face de tout un système à priori inattaquable, qu&#8217;il mérite toute notre sympathie, voire plus.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13890" title="855481 - Ghost Rider: Spirit of Vengeance" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/ghost-rider-lesprit-de-vengeance-1.jpg" alt="" width="600" height="255" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ghost Rider: L&#8217;Esprit de Vengeance</strong> c&#8217;est une sorte de film schizophrène. D&#8217;un côté on a un scénario carrément inepte signé d&#8217;un <em>David S. Goyer</em> &#8211; plus deux rookies &#8211; sans doute bien trop occupé à travailler sur <strong>The Dark Knight Rises</strong> et <strong>The Man of Steel</strong>, et de l&#8217;autre un film expérimental signé de deux tarés qui ne cessent de repousser les limites du danger. D&#8217;un côté la nécessaire adaptation pour couvrir le budget annoncé à 75 millions de dollars, de l&#8217;autre un terrain d&#8217;exploration pour metteurs en scène en décalage complet avec leur époque. <strong>Ghost Rider: L&#8217;Esprit de Vengeance</strong> est ainsi une sorte d&#8217;hydre dont les deux têtes ne peuvent jamais s&#8217;entendre, et qui souffre de ce manque flagrant d&#8217;unité, tout en laissant voir des choses carrément monstrueuses. Le scénario du film est ainsi tout à fait indigne d&#8217;une telle production, multipliant les erreurs, incohérences et ellipses mal amenées, sans même parler des dialogues qui mériteraient presque une vision en VF comme à l&#8217;époque des productions Cannon, du genre &laquo;&nbsp;Ils vont m’exorciser ? Mais ils ne portent pas de chaussures !&nbsp;&raquo;. Une horreur, et c&#8217;est peu dire, mais c&#8217;est bien ce qui était attendu, voire espéré. Car à travers ce récit d&#8217;une crétinerie suprême, qui démarre comme une resucée de <strong>Terminator 2 &#8211; Le jugement dernier</strong> pour aboutir sur un final de rite païen tout droit sorti d&#8217;un film d&#8217;action/aventure des années 80-90, le duo <em>Neveldine-Taylor</em> n&#8217;a même plus à se soucier d&#8217;une quelconque cohérence et peut laisser libre cours à ses délires de mise en scène. De l&#8217;introduction en mode ultra-vénère avec <em>Idris Elba</em> qui termine sur ce plan inutile-mais-qui-tue au ralenti qu&#8217;on peut voir dans le trailer, jusqu&#8217;à la réplique de fin, un très attendu &laquo;&nbsp;Hell yes !&nbsp;&raquo;, c&#8217;est un festival qui se déroule à un rythme d&#8217;enfer. À l&#8217;exception d&#8217;un passage à vide inattendu, <strong>Ghost Rider: L&#8217;Esprit de Vengeance</strong> se construit justement sur ce rythme de série B sous coke, empêchant le spectateur de réfléchir à la bêtise de ce qui se passe à l&#8217;écran, aux changements géographiques improbables et aux personnages écrits à la truelle. En gros ils adoptent la même technique que pour <a title="[Critique] Hyper Tension (2006)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-hyper-tension-crank-2006/"><strong>Hyper Tension</strong></a>, et leur rider est clairement un camé en manque. Pour illustrer tout ça, les compères nous sortent toute leur grammaire cinématographiques et leurs idées les plus dingues. Grand angle à gogo, décadrages dans tous les sens, fisheye, cadres en plongée vertigineuse, découpage hystérique, angles de caméra qui basculent bizarrement&#8230; la mise en scène de <strong>Ghost Rider: L&#8217;Esprit de Vengeance</strong> défie la logique de tout blockbuster, du cinéma punk qui repousse les limites de ce genre de grosse machine hollywoodienne de la même manière que les limites physiques de l&#8217;équipe de tournage ou les limites de la technologie, dont la 3D poussée ici dans ses derniers retranchements. Ils le disent, <em>Brian Taylor</em> et <em>Mark Neveldine</em> ont fait TOUT ce qui était déconseillé pour un tournage en 3D. Et le pire, c&#8217;est que globalement, sur le plan visuel ça fonctionne quand même pas mal du tout, avec une énergie créatrice qui n&#8217;est pas sans rappeler celle des <em>Sam Raimi</em>, <em>Peter Jackson</em> et <em>Jan Kounen</em> des débuts, toutes proportions gardées bien sur, quand ils osaient l&#8217;impensable. Évidemment qu&#8217;il y a du déchet, beaucoup même à l&#8217;image de toute la séquence dans le sanctuaire en Turquie qui semble sortie d&#8217;un gros Z tout pourri. Mais face à ces échecs, quelque part obligatoires étant donné le mode de fonctionnement nihiliste des réalisateurs qui ne reculent pas devant le mauvais goût, on trouve de purs moments de &laquo;&nbsp;grâce&nbsp;&raquo; qui font de ce film exactement ce qu&#8217;il fallait faire pour transposer le Ghost Rider sur grand écran. En gros, <em>Neveldine</em> et <em>Taylor</em> ont les burnes plus imposantes que le cerveau et c&#8217;est pour ça qu&#8217;ils étaient les hommes de la situation.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13891" title="855481 - Ghost Rider: Spirit of Vengeance" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/ghost-rider-lesprit-de-vengeance-2.jpg" alt="" width="600" height="255" /></p>
<p style="text-align: justify;">le caractère bicéphale du film se retrouve également dans ce qu&#8217;il a de génial. Ainsi il convient de séparer les univers avec ou sans le rider. Quand le rider est à l&#8217;écran, on est en pleine incarnation métalleuse du personnage. D&#8217;ailleurs les accords de la bande originale lors de ses apparitions ne laissent aucun doute là-dessus. Le film devient une sorte de pose permanente où le money shot est roi mais l&#8217;outrance est telle, et l&#8217;exécution tellement au diapason de l&#8217;état d&#8217;esprit, que ça fonctionne à plein régime. Avec ces mouvements de caméra hallucinants qui défient la physique, ces travellings complètement fous au ras du sol, la violence graphique des scènes et des SFX parfaitement intégrés pour la plupart, les quelques séquences d&#8217;action pure de <strong>Ghost Rider: L&#8217;Esprit de Vengeance</strong> justifient à elles seules l&#8217;existence du film tant elles détonnent. L&#8217;autre identité du film émerge quand le rider laisse la place à Johnny Blaze. déçu des dernières prestations de <em>Nicolas Cage</em>, notamment dans le médiocre <a title="[Critique] Le Pacte (2011)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-le-pacte-2011/"><strong>Le Pacte</strong></a> ? Voilà de quoi se réconcilier avec l&#8217;acteur fou. Littéralement possédé par le démon, <em>Nicolas Cage</em> livre là sa plus grande performance WTFesque depuis <a title="[Critique]  Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle-Orléans (2009)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-bad-lieutenant-escale-a-la-nouvelle-orleans-bad-lieutenant-port-of-call-new-orleans-2009/"><strong>Bad Lieutenant &#8211; Escale à la Nouvelle-Orléans</strong></a>. L&#8217;acteur multiplie les tics et grimaces, les montées d&#8217;adrénaline et les répliques dingues, atteignant tout simplement un des sommets de sa carrière dans une longue séquence d&#8217;interrogatoire tellement surréaliste qu&#8217;elle est appelée à passer à la postérité. D&#8217;autant plus qu&#8217;elle se retrouve suivie d&#8217;une scène de moto filmée de face en très grand angle qui semble sortie d&#8217;un court métrage de <em>Kounen</em> période <strong>Vibroboy</strong>. Du délire. le trio Neveldine-Taylor-Cage emmène le Ghost Rider vers de tels sommets de vulgarité punk, de mauvais goût élevé au rang de génie, qu&#8217;on veut bien lui pardonner la plupart de ses écarts, de ses effets de montage clinquants pour pas grand chose (le split screen de la conversation téléphonique) à son utilisation insensée de l&#8217;animation, en passant par le cabotinage dément de TOUS les acteurs et ce scénario vraiment en dessous de tout. Que quelqu&#8217;un leur en écrive un de première classe et ces types en sortiront un probable chef d’œuvre. En attendant, s&#8217;il reste plombé par des casseroles indéfendables, leur <strong>Ghost Rider: L&#8217;Esprit de Vengeance</strong> s&#8217;impose comme le sale gosse névrosé de toutes les adaptations de comics au cinéma, et c&#8217;est exactement ce qu&#8217;il se devait d&#8217;être.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/hffD-hlg1JQ?rel=0" frameborder="0" width="620" height="345"></iframe></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Filmosphere/~4/kdmpBTX7_4U" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-ghost-rider-lesprit-de-vengeance-2011/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-ghost-rider-lesprit-de-vengeance-2011/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>[Critique] La Dame en noir (2012)</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Filmosphere/~3/KC-QXp8Ia40/</link>
		<comments>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-la-dame-en-noir-2012/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 08:23:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[Suède]]></category>
		<category><![CDATA[14 mars 2012]]></category>
		<category><![CDATA[Ciarán Hinds]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Radcliffe]]></category>
		<category><![CDATA[james watkins]]></category>
		<category><![CDATA[Janet McTeer]]></category>
		<category><![CDATA[Liz White]]></category>
		<category><![CDATA[metropolitan filmexport]]></category>
		<category><![CDATA[Misha Handley]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Allam]]></category>
		<category><![CDATA[Shaun Dooley]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Stuckey]]></category>
		<category><![CDATA[spotlight]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.filmosphere.com/?post_type=con_movie_reviews&amp;p=13882</guid>
		<description><![CDATA[Après Laisse-moi entrer, La Locataire et Wake Wood, la Hammer, mythique studio britannique ayant connu son âge d&#8217;or entre les années 50 et 70, poursuit son difficile réveil avec La Dame en noir. Ce renouveau fait suite à une période  de quasi inactivité de plus de trente ans passés à essayer de perpétuer le mythe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Après <strong>Laisse-moi entrer</strong>, <strong>La Locataire</strong> et <strong>Wake Wood</strong>, la Hammer, mythique studio britannique ayant connu son âge d&#8217;or entre les années 50 et 70, poursuit son difficile réveil avec <strong>La Dame en noir</strong>. Ce renouveau fait suite à une période  de quasi inactivité de plus de trente ans passés à essayer de perpétuer le mythe à travers séries et documentaires. Mais il semblerait que cette fois soit la bonne, ou presque, à condition que le public suive. Avec la présence derrière la caméra d&#8217;un des plus grands espoirs du cinéma de genre britannique et devant d&#8217;un des acteurs dont le public se sent le plus proche au monde (la saga <strong>Harry Potter</strong> a duré 10 ans, un public a grandi avec <em>Daniel Radcliffe</em>) la Hammer aura mis toutes les chances de son côté. Mais le plus beau dans tout ça, c&#8217;est le film. <strong>La Dame en noir</strong> est une sorte de classique instantané qui ne cherche ni à trop en faire ni à se reposer uniquement sur des figures connues et usées. Il s&#8217;agit d&#8217;un film d&#8217;une élégance rare dans le cinéma de genre moderne, qui déroule sa grammaire de la peur avec une infinie délicatesse et s&#8217;impose comme un drame horrifique très au-dessus du lot, et ce même s&#8217;il ne révolutionne en rien le genre qu&#8217;il aborde respectueusement.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13884" title="la dame en noir 1" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/la-dame-en-noir-1.jpg" alt="" width="600" height="399" /></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;idée le plus brillante de la Hammer est d&#8217;avoir confié la réalisation de <strong>La Dame en noir</strong>, qui avait déjà été adapté pour la TV en 1989 par <em>Herbert Wise</em> et avec <em>Adrian Rawlins</em><sup><a href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-la-dame-en-noir-2012/#footnote_0_13882" id="identifier_0_13882" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="qui jouait &eacute;galement le p&egrave;re d&#039;Harry Potter au cin&eacute;ma">1</a></sup>, à <em>James Watkins</em>. En effet si son dernier exploit peu glorieux est d&#8217;avoir signé le scénario de <strong>The Descent 2</strong> il s&#8217;agit tout de même de l&#8217;homme qui a mis en scène un des meilleurs survivals de ces dernières années, à savoir le brutal <a title="[Critique] Eden Lake (2008)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-eden-lake-2008/"><strong>Eden Lake</strong></a>. Le réalisateur trouve ici une opportunité de développer son langage cinématographique et de l&#8217;étendre à un genre extrêmement balisé tout en adoptant un point de vue très classique et posé, beaucoup moins physique que sur son précédent film. Ce bouleversement radical s&#8217;exprime dès la scène d&#8217;ouverture, formidable et peut-être la plus belle de tout le film, avec ces trois petites filles qui jouent au ralenti avant de se défenestrer sur les accords d&#8217;une jolie comptine. Découpage, mise en scène, photographie, toute la puissance graphique de <strong>La Dame en noir</strong> se voit résumée dans ce prologue douloureux. Dans le genre on n&#8217;avait pas vu aussi beau depuis <strong>Sleepy Hollow</strong> de <em>Tim Burton</em>, il y a 13 ans déjà, et qui se nourrissait entre autres des influences de la Hammer. Concernant le scénario, il faut bien avouer qu&#8217;il ne sort pas vraiment des sentiers battus et pourra même agacer quiconque était venu chercher un simple film d&#8217;horreur efficace. Dans sa mécanique bien huilée du film d&#8217;épouvante aux influences aussi bien anglaises qu&#8217;espagnoles avec une place centrale de l&#8217;enfance, <strong>La Dame en noir</strong> déroule ses figures imposées comme autant de jalons vers une œuvre bien plus dense qu&#8217;elle n&#8217;y parait. On pourra toujours pester contre le recours systématiques aux jump scares, très nombreux, ils sont des figures de style inhérentes dès lors qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;effrayer le spectateur à base d&#8217;apparitions fantomatiques. Les renier serait renier tout un héritage cinématographique. La peur dans <strong>La Dame en noir</strong> passe par ces moments d&#8217;effroi soudains mais également par une ambiance de plus en plus sombre, un trouble de plus en plus palpable à travers l&#8217;image, et une véritable montée en crescendo savamment orchestrée par un <em>James Watkins</em> qui sait raconter une histoire et ménager ses effets. Et si le récit accommodé par <em>Jane Goldman</em> (<strong>Stardust</strong>, <a title="[Critique] Kick-Ass (2010)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-kick-ass-2010/"><strong>Kick-Ass</strong></a> ou encore <a title="[Critique] X-Men : Le Commencement (2011)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-x-men-le-commencement-x-men-first-class-2011/"><strong>X-Men: le commencement</strong></a>) semble dérouler son intrigue vue et revue de malédiction et de maison hantée dans un village reculé peu accueillant, il cache un propos  fascinant sur la mort. On saura bien assez tôt qui est précisément cette dame en noir mais elle est clairement le symbole de la grande faucheuse et cette histoire n&#8217;est qu&#8217;une illusion pour cerner le trouble d&#8217;un seul personnage : Arthur Kipps (<em>Daniel Radcliffe</em>).<strong> La Dame en noir</strong> est un film sur la mort et sur le deuil, impossible. À ce titre la séquence de fin, bouleversante, est d&#8217;une logique remarquable dans le déroulement du récit. mais tout le long, c&#8217;est cet état d&#8217;esprit que tente de dépeindre <em>James Watkins</em> en utilisant le spectre du cinéma d&#8217;horreur comme d&#8217;autres l&#8217;ont fait avant lui, il cherche à capter l&#8217;essence du deuil et la symbolique de la mort.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13885" title="la dame en noir 2" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/la-dame-en-noir-2.jpg" alt="" width="600" height="399" /></p>
<p style="text-align: justify;">La mort est dans chaque coin du cadre de <strong>La Dame en noir</strong>. L&#8217;isolement et la perte de repères qu&#8217;elle entraîne se trouvent personnifiés dans la gigantesque demeure et le brouillard, la façon dont l&#8217;être humain l&#8217;aborde avec d&#8217;abord de la terreur puis une douce acceptation, un soulagement même. À la construction du film, parfois mécanique et artificielle, répond donc une réflexion fondamentale sur comment vivre avec la mort ou comment céder à elle, comment la conquérir et l&#8217;apprivoiser. Comment elle peut être l&#8217;ultime solution à une existence impossible également. Bien entendu <em>James Watkins</em> fait un choix purement cinématographique dans sa conclusion mais il ouvre quelque chose d&#8217;intéressant, et notamment à travers les enfants omniprésents jusque dans l&#8217;horreur (avec des visions dignes de <a title="[Critique] Vinyan (2008)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-vinyan-2008/"><strong>Vinyan</strong></a>, terrifiantes). Classique, <strong>La Dame en noir</strong> ne l&#8217;est qu&#8217;en apparence, avec sa relecture des mécanismes classiques du genre, et il prouve que le cinéma d&#8217;horreur n&#8217;est jamais aussi bon que quand il propose un discours au delà de l&#8217;image. Car il est alors l&#8217;incarnation des traumatismes primaires. De plus <strong>La Dame en noir</strong> est un film d&#8217;une élégance graphique à tomber par terre, <em>James Watkins</em> ne perdant pas une occasion pour démontrer son savoir-faire et livrant un travail de toute beauté, parfaitement construit et mis en scène (quelles compositions !). C&#8217;est également une immense révélation. Celle de <em>Daniel Radcliffe</em>. Harry Potter s&#8217;évapore au bout de cinq minutes et reste à l’écran un acteur qui prend une belle ampleur, à tel point qu&#8217;on ne remet jamais en cause son rôle dans la peau d&#8217;un jeune père. Ce n&#8217;était pas une mince affaire et le pari est gagné, haut la main. d&#8217;autant plus qu&#8217;il partage l&#8217;écran avec une bande d&#8217;acteurs de gros calibre, dont un <em>Ciarán Hinds</em> une nouvelle fois impérial.</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xnmput?logo=0&amp;hideInfos=1" frameborder="0" width="620" height="271"></iframe>
<ol class="footnotes">
<li id="footnote_0_13882" class="footnote">qui jouait également le père d&#8217;Harry Potter au cinéma</li>
</ol>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Filmosphere/~4/KC-QXp8Ia40" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-la-dame-en-noir-2012/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-la-dame-en-noir-2012/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>[Critique] The Descendants (2011)</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Filmosphere/~3/PW_Daiv9q8M/</link>
		<comments>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-the-descendants-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 10:41:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
				<category><![CDATA[USA]]></category>
		<category><![CDATA[25 janvier 2012]]></category>
		<category><![CDATA[Alexander Payne]]></category>
		<category><![CDATA[Amara Miller]]></category>
		<category><![CDATA[Beau Bridges]]></category>
		<category><![CDATA[George Clooney]]></category>
		<category><![CDATA[Judy Greer]]></category>
		<category><![CDATA[Matthew Lillard]]></category>
		<category><![CDATA[Nick Krause]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Forster]]></category>
		<category><![CDATA[Shailene Woodley]]></category>
		<category><![CDATA[spotlight]]></category>
		<category><![CDATA[Twentieth Century Fox France]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.filmosphere.com/?post_type=con_movie_reviews&amp;p=13870</guid>
		<description><![CDATA[Discrètement, sans esclandre, sans clairons ni trompettes, Alexander Payne construit depuis plus de quinze ans une œuvre indépendante aussi éparse qu&#8217;incroyablement riche. The Descendants est seulement son cinquième long métrage mais le réalisateur de Monsieur Schmidt et Sideways semble être là en permanence, preuve de la portée assez incroyable de son cinéma qui n&#8217;est jamais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Discrètement, sans esclandre, sans clairons ni trompettes, <em>Alexander Payne</em> construit depuis plus de quinze ans une œuvre indépendante aussi éparse qu&#8217;incroyablement riche. <strong>The Descendants</strong> est seulement son cinquième long métrage mais le réalisateur de <strong>Monsieur Schmidt</strong> et <strong>Sideways</strong> semble être là en permanence, preuve de la portée assez incroyable de son cinéma qui n&#8217;est jamais dans la prouesse, jamais dans l&#8217;impression immédiate, plus dans la trace qu&#8217;il laisse dans les esprits et les questions fondamentales qu&#8217;il soulève. <strong>The Descendants</strong> est un pur film d&#8217;<em>Alexander Payne</em>, dans le sens où il ne nous surprend pas, ne nous fait pas vivre un moment d&#8217;une intensité folle dans l&#8217;immédiat, mais s&#8217;impose pourtant comme un moment de cinéma important que le spectateur emporte avec lui longtemps avec la projection. Tout petit film en apparence, <strong>The Descendants</strong> n&#8217;en est pas moins un de ces moments forts qu&#8217;on a peu de chances d&#8217;oublier car il s&#8217;agit d&#8217;un film qui entame un étonnant dialogue avec le plus profond de l&#8217;âme.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-13877" title="the descendants 1" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/the-descendants-1.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les meilleures comédies dépressives indépendantes américaines émergent d&#8217;une délicate alchimie qui doit pour beaucoup à un certain sens du décalage. Il est immédiat avec <strong>The Descendants</strong>, essentiellement à travers le décor. En effet le récit a beau se dérouler à Hawaï, il est bien difficile d&#8217;y voir un lieu de carte postale, et si les personnages ne quittent pas leur chemise à fleurs ils n&#8217;en sont pas moins plongés dans une profonde mélancolie, voire une tristesse insondable. <strong>The Descendants</strong> c&#8217;est une histoire toute simple, celle d&#8217;un homme mis face aux conséquences de son existence. Sans le juger, sans l&#8217;enfoncer, <em>Alexander Payne</em> met simplement Matt King en face de ses responsabilités. En surface c&#8217;est un homme qui doit gérer le coma de sa femme et sa future disparition, qui tout un coup doit prendre en charge ses deux filles et maintenir à flot un cocon familial sérieusement endommagé. En profondeur c&#8217;est le récit d&#8217;un être qui va passer de la nonchalance à la sagesse, qui va prendre conscience de sa paternité, qui va démystifier son image de l&#8217;amour et s&#8217;accomplir. Mais plus encore, et c&#8217;est là que le titre prend tout son sens, c&#8217;est le destin d&#8217;un type qui va passer du statut de petit bourgeois insulaire et détenteur de la signature pour gérer les bien familiaux, immenses, à celui de véritable légataire d&#8217;une culture.<strong> The Descendants</strong> est un film d&#8217;une justesse rare sur la notion d&#8217;héritage, un film qui capte précisément les tenants et les aboutissants d&#8217;une telle notion au XXIème siècle, quelque chose de fondamental et cristallisé dans l&#8217;évolution de ce personnage extrêmement fin et complexe interprété par un <em>George Clooney</em> au sommet de son art.</p>
<p style="text-align: justify;">Au rythme des variations mélancoliques, des promenades au bord de l&#8217;eau et voyages ponctuels, <strong>The Descendants</strong> dresse un portrait d&#8217;homme à la fois sincère et touchant, mais dans une émotion sans cesse mesurée, jamais gratuite, encore moins forcée. Et finalement tout n&#8217;est que mesure dans cet assemblage infiniment élégant. Le personnage de Matt King est l&#8217;incarnation de la mesure, à tel point qu&#8217;on serait prêt à le secouer à maintes reprises tant son comportement manque de passion, avant que sa sagesse ne l&#8217;emporte sur tout. Et au plus on avance dans le MacGuffin ludique et cruel (qui était l&#8217;amant de la femme qui va mourir) au plus se cisèle un personnage d&#8217;une finesse d&#8217;écriture assez inattendue, à tel point que tous ceux qui vont graviter autour paraissent presque grossiers. <em>George Clooney</em> et son personnage sont à la fois la force ultime de <strong>The Descendants</strong> et son principal défaut tant il vampirise toute la narration et s’approprie l&#8217;intégralité de l&#8217;attention sans en avoir l&#8217;air. Et tout converge vers cette conclusion sublime dans laquelle l&#8217;échelle de valeurs humaines est complètement redéfinie. Et c&#8217;est précisément là que <strong>The Descendants</strong> frappe fort, parc e qu&#8217;il imprime de fondamental comme vision du monde. C&#8217;est tellement réussi sur ce point qu&#8217;on lui pardonnerait toutes ses errances et maladresses auxquelles il se laisse parfois aller.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13878" title="the descendants 2" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/the-descendants-2.jpg" alt="" width="600" height="400" /></p>
<p style="text-align: justify;">Une des grosses maladresses vient du traitement du drame à l&#8217;image. Car il faut bien avouer que ses plans sur le visage de Madame King, amorphe, la bouche ouverte et la bave aux coins des lèvres, mais surtout leur multiplication, engendrent une sorte de gêne chez le spectateur. Il y a quelque chose d&#8217;assez morbide et voyeur dans ce traitement, qui tranche avec l&#8217;élégance du film, créant un étrange malaise qui n&#8217;avait pas de raison d&#8217;être. C&#8217;est bien dommage, d&#8217;autant plus qu&#8217;<em>Alexander Payne</em> a tendance à vraiment s&#8217;y attarder et que cela tue littéralement certaines scènes à priori bourrées d&#8217;émotion. Ce détail malheureux vient ébranler une construction d&#8217;une précision redoutable, que ce soit dans l&#8217;écriture, brillante dans la narration, la mise en scène accomplie et toujours en accord avec le ton et le sujet du film, ou des interprètes géniaux. <strong>The Descendants</strong> n&#8217;a l&#8217;air de rien, ressemble à un petit film, ce qu&#8217;il est en quelque sorte, pour se révéler finalement comme un des portraits d&#8217;homme les plus justes jamais filmés, au son des sublimes accords des guitares hawaïennes. Vraiment surprenant, notamment dans sa capacité de maturation, et c&#8217;est rageant que ce potentiel bijou soit entaché de légères fautes de goût assez embarrassantes&#8230;</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/DPdPoMaQ3MA?rel=0" frameborder="0" width="620" height="345"></iframe></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Filmosphere/~4/PW_Daiv9q8M" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-the-descendants-2011/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-the-descendants-2011/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>[Interview] Julian Gilbey, réalisateur de Poursuite mortelle</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Filmosphere/~3/LOsR8CQMOG0/</link>
		<comments>http://www.filmosphere.com/2012/02/interview-julian-gilbey-realisateur-de-poursuite-mortelle/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 21:06:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.filmosphere.com/?p=13872</guid>
		<description><![CDATA[Le lendemain de la présentation de Poursuite mortelle (A Lonely Place to Die) lors de la première édition du PIFFF, nous avons eu la chance de rencontrer Julian Gilbey, réalisateur britannique qui signe là un quatrième long métrage surprenant, autant par son incroyable première partie que pour la voie plus délicate qu&#8217;il emprunte ensuite. À [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le lendemain de la présentation de <a title="[Critique] Poursuite mortelle (2011)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-a-lonely-place-to-die-2011/"><strong>Poursuite mortelle</strong></a> (A Lonely Place to Die) lors de la première édition du<strong> PIFFF</strong>, nous avons eu la chance de rencontrer <em>Julian Gilbey</em>, réalisateur britannique qui signe là un quatrième long métrage surprenant, autant par son incroyable première partie que pour la voie plus délicate qu&#8217;il emprunte ensuite. À cette occasion, <em>Julian Gilbey</em> est revenu sur son aventure, le tournage, le traitement de son film, son actrice principale et le projet en général.</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xolz1k?logo=0&amp;hideInfos=1" frameborder="0" width="620" height="349"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Un grand merci à Blanche Aurore Duault de l&#8217;agence MIAM et à Julian pour sa disponibilité et sa bonne humeur.</em></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Filmosphere/~4/LOsR8CQMOG0" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.filmosphere.com/2012/02/interview-julian-gilbey-realisateur-de-poursuite-mortelle/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.filmosphere.com/2012/02/interview-julian-gilbey-realisateur-de-poursuite-mortelle/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Best Of des blogs cinéma de la semaine n°19</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Filmosphere/~3/yVTSEkFqgZI/</link>
		<comments>http://www.filmosphere.com/2012/02/best-of-des-blogs-cinema-de-la-semaine-n19/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 17:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Best of Blogs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.filmosphere.com/?p=13869</guid>
		<description><![CDATA[Dimanche, c&#8217;est l&#8217;heure du best-of qui réchauffe les cœurs des cinéphiles en détresse&#8230; Hollywood &#38; Co : Critique: La Dame en Noir Cineblogywood : Bad Toys II &#8211; Michael Bay revisité Cinefeed : La Taupe, Smiley ou l&#8217;anti Eytan Hunt Et aussi&#8230; Le Passeur critique : Devil Inside L&#8217;antre de jean Charpentier : Adrian Biddle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Dimanche, c&#8217;est l&#8217;heure du best-of qui réchauffe les cœurs des cinéphiles en détresse&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.hollywoodandco.com/article-critique-la-dame-en-noir-98955808.html"><strong>Hollywood &amp; Co : Critique: La Dame en Noir</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://blogywoodland.blogspot.com/2012/02/bad-toys-ii-michael-bay-revisite.html"><strong>Cineblogywood : Bad Toys II &#8211; Michael Bay revisité</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://cinefeed.com/index.php/2012/02/05/1314-la-taupe-smiley-ou-l-anti-eytan-hunt"><strong>Cinefeed : La Taupe, Smiley ou l&#8217;anti Eytan Hunt</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;">Et aussi&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://lepasseurcritique.blogspot.com/2012/02/devil-inside.html"><strong>Le Passeur critique : Devil Inside</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://jeancharpentier.wordpress.com/2012/02/09/adrian-biddle-1492-premiere-partie/"><strong>L&#8217;antre de jean Charpentier : Adrian Biddle : 1492 (première partie)</strong></a></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Filmosphere/~4/yVTSEkFqgZI" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.filmosphere.com/2012/02/best-of-des-blogs-cinema-de-la-semaine-n19/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.filmosphere.com/2012/02/best-of-des-blogs-cinema-de-la-semaine-n19/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>[Critique] La dame de fer (2011)</title>
		<link>http://feedproxy.google.com/~r/Filmosphere/~3/yUMqYK0m9eo/</link>
		<comments>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-la-dame-de-fer-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 11 Feb 2012 08:29:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gilli</dc:creator>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[15 février 2012]]></category>
		<category><![CDATA[Iain Glen]]></category>
		<category><![CDATA[Jim Broadbent]]></category>
		<category><![CDATA[Meryl Streep]]></category>
		<category><![CDATA[Nicholas Farrell]]></category>
		<category><![CDATA[Nick Dunning]]></category>
		<category><![CDATA[Olivia Colman]]></category>
		<category><![CDATA[Pathé Distribution]]></category>
		<category><![CDATA[Phyllida Lloyd]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Allam]]></category>
		<category><![CDATA[spotlight]]></category>
		<category><![CDATA[Susan Brown]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.filmosphere.com/?post_type=con_movie_reviews&amp;p=13855</guid>
		<description><![CDATA[Voilà déjà 10 ans que Margaret Thatcher, aujourd’hui sénile, ne s&#8217;est pas exprimée en public. Elle devait manquer à la réalisatrice Phyllida Lloyd, visiblement fascinée outre mesure par la femme derrière le personnage politique, qui ne cache d&#8217;ailleurs pas sa volonté de livrer un film totalement apolitique, faisant de ce projet un non-sens absolu. Utiliser [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Voilà déjà 10 ans que <em>Margaret Thatcher</em>, aujourd’hui sénile, ne s&#8217;est pas exprimée en public. Elle devait manquer à la réalisatrice <em>Phyllida Lloyd</em>, visiblement fascinée outre mesure par la femme derrière le personnage politique, qui ne cache d&#8217;ailleurs pas sa volonté de livrer un film totalement apolitique, faisant de ce projet un non-sens absolu. Utiliser le portrait d&#8217;une femme pour bâtir la personnalité public et ses convictions politiques aurait été fascinant. Le traitement purement dramatique, presque admiratif et nostalgique, transformant le monstre <em>Thatcher</em> en simple femme forte et leader d&#8217;opinion féministe, fait de <strong>La Dame de fer</strong> un biopic tout ce qu&#8217;il y a de plus raté. Et peu importe le regard partial qu&#8217;y porte <em>Phyllida Lloyd</em> finalement, car le problème vient surtout du fait qu&#8217;elle passe, par ses choix, complètement à côté de la complexité de la machine politique <em>Thatcher</em> ainsi que de son héritage. En résulte un film d&#8217;un académisme ronflant et à l&#8217;intérêt malheureusement très limité, malgré une<em> Meryl Streep</em> impressionnante.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13857" title="la dame de fer 1" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/la-dame-de-fer-1.jpg" alt="" width="600" height="399" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut bien avouer que de la rencontre entre <em>Phyllida Lloyd</em>, réalisatrice de <strong>Mamma Mia!</strong> et <em>Abi Morgan</em>, scénariste de <a title="[Critique] Shame (2011)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-shame-2011/"><strong>Shame</strong></a>, on n&#8217;attendait pas grand chose. Et on n&#8217;est finalement pas vraiment déçu. <strong>La Dame de fer</strong> est un film qui tente l&#8217;improbable, à savoir tirer un portrait reluisant de celle qui fut plus anticommuniste que les anticommunistes, qui fit de la fermeté son principe de défense et d&#8217;action, qui participa à déshumaniser encore un peu plus la politique. Dans une narration paresseuse construite sur une série de flashbacks, souvenirs épars d&#8217;une vieille dame qui déambule dans sa grande maison, <strong>La Dame de fer</strong> construit de façon assez didactique le parcours de <em>Margaret Thatcher</em>, de sa jeunesse à sa &laquo;&nbsp;gloire&nbsp;&raquo;, en prenant toujours soin de lui trouver des excuses solides à son comportement de chef d&#8217;état. Non seulement on refuse d&#8217;y croire car il s&#8217;agit là d&#8217;un film honteusement manipulateur, qui passe sans même s&#8217;y attarder sur les deux évènements majeurs de sa carrière. Ainsi sont presque passés sous silence, ou sont traités avec négligence, la grève de la faim des prisonniers membres de l&#8217;IRA (évènements relatés dans <a title="[Critique] Hunger (2008)" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-hunger-2008/"><strong>Hunger</strong></a>) et la grève des mineurs de 1984. Ces deux évènements, tragiques, sont pourtant essentiels pour saisir la bête politique qu&#8217;était <em>Margaret Thatcher</em>, indissociable de la femme qu&#8217;elle était. Au lieu de ça, on nous vend une femme forte qui a dû s&#8217;imposer au parlement face à des hommes, une sorte d&#8217;héroïne féministe et peu importe si des gens sont morts à cause d&#8217;elle. Il n&#8217;y a bien que dans la toute dernière partie qu&#8217;on nous glisse à demi-mot que c&#8217;était peut-être une ordure car elle fit passer sa carrière avant sa famille. Mais finalement, <em>Phyllida Lloyd</em>, piètre conteuse d&#8217;histoire, cherche plus à tirer la petite larme en montrant le destin de cette pauvre vieille femme qui n&#8217;arrive pas à faire le deuil de son mari, qui se passionne pour Le Roi et moi, qui n&#8217;avait pas d&#8217;autre choix de se blinder et se déshumaniser, ne laisser aucune place à ses sentiments, pour s&#8217;imposer en haut de l&#8217;état britannique. C&#8217;est un parti-pris difficile à partager, surtout que la réalisatrice est bien incapable d&#8217;imposer sa vision qui parait tellement biaisée, tellement admirative qu&#8217;elle en occulte tout ce qui pourrait ternir le portrait. C&#8217;est presque embarrassant. Ainsi les attentats de l&#8217;IRA ne sont montrés que comme des actes de barbarie tandis qu&#8217;elle devient presque une héroïne éblouissante lors de la guerre des Malouines, les protestations du peuple ne sont que de vulgaires détails, seule la flamboyance de son accès au pouvoir et sa volonté de fer sont mis en avant. C&#8217;est plutôt étrange.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-13858" title="la dame de fer 2" src="http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2012/02/la-dame-de-fer-2.jpg" alt="" width="600" height="399" /></p>
<p style="text-align: justify;">À la narration pataude et ses flashbacks lourdingues s&#8217;ajoute une mise en scène peu inspirée et académique au possible, en transcendant rien et tombant dans des effets de style désuets lors des scènes de crises de la vieille Margaret avec une caméra qui tout à coup s&#8217;incline comme dans un thriller. La vulgarisation est totale, du traitement de la politique à la forme du film, peu aidé par une composition tonitruante d&#8217;un <em>Thomas Newman</em> qu&#8217;on a connu plus juste et inspiré. <strong>La Dame de fer</strong> n&#8217;est finalement rien d&#8217;autre qu&#8217;un portrait grossier et falsifié d&#8217;une femme hors du commun mais qui n&#8217;avait rien de l&#8217;héroïne montrée ici. Toute la complexité du personnage est effacée au profit d&#8217;une dramaturgie classique en mode automatique qui aboutit sur un film déjà vieux, mou et sans formes, sans âme non plus. Alors bien entendu il reste <em>Meryl Streep</em>. L&#8217;actrice n&#8217;a plus à prouver son talent et même si son personnage est écrit bizarrement elle s&#8217;en sort dans une composition admirable. Et ce même si à l&#8217;écran, notamment dans les dernières années dépeintes, le maquillage fait d&#8217;elle un sosie de <em>Martin Sheen</em> avec une drôle de perruque. Le film est médiocre, et c&#8217;est bien dommage car le cinéma anglais sait parfois se montrer très incisif et intelligent, mais pas là.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/EBBNNxHrOmQ?rel=0" frameborder="0" width="620" height="345"></iframe></p>
<img src="http://feeds.feedburner.com/~r/Filmosphere/~4/yUMqYK0m9eo" height="1" width="1"/>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-la-dame-de-fer-2011/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		<feedburner:origLink>http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-la-dame-de-fer-2011/</feedburner:origLink></item>
	</channel>
</rss><!-- Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: http://www.w3-edge.com/wordpress-plugins/

Page Caching using disk: enhanced

Served from: www.filmosphere.com @ 2012-02-21 17:20:58 -->

